Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium Oxio
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Spectaculaire GARNITURE d'AUTEL comprenant la CROIX d'AUTEL …
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Spectaculaire GARNITURE d'AUTEL comprenant la CROIX d'AUTEL …
Estimation 4 000 € - 6 000 €
Lot volontaire
Description
Spectaculaire GARNITURE d'AUTEL comprenant la CROIX d'AUTEL et deux PIQUE-CIERGES à décor Rocaille d'angelots et feuilles d'acanthe chantournées
Bronze et laiton, ciselé et travaillé au repoussé, chaque élément est signé "CHABOU à LYON"
Epoque XVIIIe siècle
H. crucifix : 100 cm
H. pique-cierges : 145 cm
Quelques accidents d'usage, manque une coupelle en étain
Provenance : Hôtel Dieu, Lyon
Note :
Actif à Paris au milieu du XVIIIᵉ siècle, sous le règne de Louis XV, Jean-Baptiste Chabou est un maître bossetier réputé pour son travail du métal repoussé et martelé. Spécialisé dans la dinanderie d'art et les pièces de forme en cuivre étamé ou en métal argenté, il a principalement produit des pièces de boisson chaude de style rocaille — en premier lieu des chocolatières et des cafetières tripodes à côtes torses, dotées de manches latéraux en bois tourné et ornées de prises en graines ou fleurettes. Ses créations, souvent marquées de son estampille « J.B. CHABOU » ou « CHABOU », constituent des témoins recherchés des arts de la table du siècle des Lumières, dont la cote en vente publique oscille généralement entre 150 et 450 euros selon la qualité de conservation du couvercle pour moussoir et de la patine d'origine.
Parallèlement à sa vaisselle de table profane, Jean-Baptiste Chabou a également mis sa maîtrise du cuivre étamé, du laiton et du métal argenté repoussé au service de l'art sacré pour fournir les paroisses et communautés religieuses de son temps. Sa production liturgique se compose principalement de pièces d'orfèvrerie cultuelle d'usage courant et d'apparat modeste, notamment des bénitiers de chevet ou de sacristie, des navettes à encens ornées de feuillages rocaille, des burettes avec leurs plateaux à bordures mouvementées, ainsi que des paires de chandeliers d'autel tripodes à pans coupés et enroulements. Conçues dans un métal économique mais travaillé avec la même exigence de ciselure et de godronnage que l'argent massif, ces pièces signées — parfois protégées au titre des Monuments historiques dans le trésor de certaines églises régionales — illustrent la diffusion des formes Louis XV dans l'art religieux provincial et paroissial du XVIIIᵉ siècle.
Ref. : 1268 - 29
Crédits photos :
Inu Studio
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