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CONSOLE DEMI-LUNE ROMAINE DU DERNIER QUART DU XVIIIe SIÈCLE
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CONSOLE DEMI-LUNE ROMAINE DU DERNIER QUART DU XVIIIe SIÈCLE
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Estimation 12 000 € - 18 000 €
Lot volontaire
Description
CONSOLE DEMI-LUNE ROMAINE DU DERNIER QUART DU XVIIIe SIÈCLE
La plateau en scagliole probablement anglais et attribué à Domenico Bartoli
En bois sculpté et doré, dessus en scagliole à décor polychrome de feuilles de chêne et ruban torsadé, la ceinture à décor de grecques et d’une double frise de perles sur un fond en tôle bleu canon de fusil, scandée de plaques en marbre bleu turquin agrémentées de bas-reliefs en albâtre sculpté, les montants en balustre à cannelures torsadées dont le central surmonté d’un aigle aux ailes déployées ;
petits accidents
H. : 86 cm (33 ¾ in.)
l. : 162 cm (63 ¾ in.)
P. : 59,5 cm (23 ½ in.)
A Roman giltwood, tole, blue marble and carved alabaster demi-lune console, last quarter of the 18th century, the scagliola table top probably English and attributed to Domenico Bartoli
Cette étonnante console demi-lune est caractéristique de la meilleure production italienne du dernier quart du XVIIIe siècle.
Le motif de l’aigle aux ailes déployées qui supporte la partie supérieure du montant central se retrouve souvent sur des pièces romaines de la même époque, à l’instar d’une console conservée auprès de la Pinacoteca de Ascoli Piceno (cfr. E. Colle, Il Mobile Neoclassico in Italia, Electa, Milan, 2005, p. 141). Le même principe est visible sur un tableau représentant le Cardinal Andrea Archetti et realisé par Giuseppe Pirovani en 1787 (cfr. fig. 1).
Notre pièce relève de l’engouement manifesté par l’aristocratie anglaise entre la fin du XVIIIe et le tout début du XIXe siècle pour les pièces de mobilier italien, souvent collectées pendant leur grand tour européen.
Des plateaux en marqueterie de marbres et pierres dures italiens étaient souvent commandés par les collectionneurs anglais qui les amenaient avec eux outre-Manche avant de les monter sur des piètements anglais de la même époque ; ici le cas est inversé car le plateau en scagliole utilisé est quant à lui anglais et attribuable à l’atelier de Domenico Bartoli, le premier à avoir introduit des décors en scagliole marquetée en Angleterre à partir des années 1760.
Entre 1766 et 1777, Bartoli s’associa à John Augustus Richter, originaire de Dresde, travaillant dans des locaux situés à Great Newport Street, à Londres. Bartoli et Richter travaillèrent presque exclusivement pour l’architecte Robert Adam.
C’est à partir des années 1770 que s’introduit en Angleterre la mode des consoles de forme demi-lune agrémentées de plateaux en scagliole blanche incrustés de décors résolument néoclassiques.
Dès 1777, Bartoli continua à travailler pour l’architecte James Wyatt et produisant au même temps des pièces qu’il concevait lui-même, parfois dans le style de Robert Adam, créant en même temps des décors originaux qui lui sont propres.
C’est le cas pour la frise extérieure à décor de feuilles de chêne retenues par un nœud de ruban qui est un motif propre à Bartoli ; on le retrouve avec d’infimes variations sur un certain nombre d’œuvres réalisées par Bartoli, tels le montant d’une cheminée conservée dans la chambre d’apparat de Burton Constable, Yorkshire (cfr. fig. 2), le plateau d’une console demi-lune provenant des anciennes collections de l’archevêque Agar (cfr. fig. 3), une console conservée dans les collections de Dunsany Castle (cfr. fig. 4), Irlande (cfr. D. Guinness and W. Ryan, Irish Houses and Castles, 1972, p.256) ou encore sur le plateau d’une console vendue chez Christie’s Londres, le 5 juin 2008, lot 7 (cfr. fig. 5).
À propos de la vente
Mobilier et Objets d’Art - Vente du soir (Lot 1-170)
Lieu de vente
Date
16/06/2026 à 17h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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