Premium Artcurial
163
-
ENCRIER-CALENDRIER D'ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
Manufacture Imperia…
163
-
ENCRIER-CALENDRIER D'ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
Manufacture Imperia…
Estimation 25 000 € - 30 000 €
Lot volontaire
Description
ENCRIER-CALENDRIER D'ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
Manufacture Imperiale de Toula, Russie, fin du XVIIIe siècle
En acier, applications de cuivre et d'étain, en forme de globe, le couvercle à décor de paniers fleuris s'ouvrant au moyen d'un bouton pressoir et découvrant un intérieur muni d'un encrier et d'une boîte à sable, le piédouche muni d'un calendrier perpétuel, la base à section carrée ornée de guirlandes de fleurs et ouvrant par un tiroir
H. : 25,5 cm (10 in.)
l. : 11 cm (4 ¼ in.)
Bibliographie comparative :
Cat. expo., Trésors des Tzars, La Russie et l'Europe de Pierre le Grand à Nicolas Ier, J. Kugel, Paris, 1998, fig. 188.
M.D. Malchenko, Art Objects in Steel by Tula Craftsmen, Aurora Art Publishers, Leningrand, 1974, fig. 81.
A Russian Neoclassical steel, copper and pewter calendar-inkstand, Tula Imperial manufactory, late 18th century
Ce rare encrier-calendrier illustre parfaitement la production de la manufacture de Toula, son savoir-faire faire et son excellence dans la production de précieux objets en acier, véritable défi technique au XVIIIe siècle.
Fondée en 1712 par l’empereur Pierre Le Grand, la manufacture impériale de Toula joue au début du XVIIIe siècle, le rôle de centre de production d’armement en support de la Chambre d’Armement de Moscou. Le talent artistique des maîtres armuriers entraine, parallèlement aux commandes militaires en baisse à la fin de la Guerre de Suède, le développement d’une production davantage civile d’objets d’apparat.
La manufacture reçoit nombreuses commandes de familles aristocratiques et de la part de la cour impériale. À ce propos, rappelons l’encrier comparable à notre exemplaire conservé dans les collections du musée de l’Ermitage (inv. E-2130) à Saint Petersburg (cfr. fig. 1). L’impératrice Catherine II était une grande admiratrice des pièces réalisées par la manufacture de Toula qu’elle visite personnellement deux fois en acceptant comme cadeau des armuriers « des chaises d’acier, des tables, candélabres et un encrier exceptionnel crée spécialement pour elle ».
L’engouement pour ces pièces se poursuit sous le règne d’Alexandre Ier ou les objets en acier deviennent des œuvres majeures au sein de la Galerie des Trésors du Palais d’Hiver.
L’originalité des objets issus de la manufacture de Toula tient d’une utilisation particulière de différents métaux sur un seul objet. Ce travail d’incrustations et de fonte à différentes températures apporte une variation subtile de couleurs.
Au sein de l’exposition Trésors des Tzars, La Russie & L’Europe de Pierre Le Grand à Nicolas Ier que la Galerie Kugel organisa en 1998 on retrouva un encrier-calendrier très proche de notre modèle. Parmi les quelques rares exemplaires comparables passées en vente ces dernières années, rappelons un premier vendu chez Christie’s Paris, le 6 novembre 2015 (cfr. fig. 2), lot 899 (€ 59.100) ou un deuxième vendu chez Christie’s Paris (cfr. fig. 3), le 17 novembre 2010, lot 322 (€ 61.000).
À propos de la vente
Mobilier et Objets d’Art - Vente du soir (Lot 1-170)
Lieu de vente
Date
16/06/2026 à 17h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi