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Premium Artcurial

169 - PAIRE DE MODÈLES EN TERRE CUITE POUR DES LAMPES DE SANCTUAIR…

Estimation 10 000 € - 15 000 €
Description
PAIRE DE MODÈLES EN TERRE CUITE POUR DES LAMPES DE SANCTUAIRE Attribuée à Baron Henri-Joseph Triqueti (1803-1874), vers 1835-1844 Chacune dotée d’un médaillon circulaire au plafond, orné d’une frise entrelacée et d’un fleuron en forme de goutte, d’où pendent des chaînes entrelacées et une lampe circulaire surmontée de trois figures ailées et voilées dont une représentant un memento mori ; les panses décorées de médaillons avec des bustes masculins en haut relief et d’armoiries ; la section supérieure apparemment originale et restaurée H. : 125 cm (49 ¼ in.) D. : 60 cm (23 ½ in.) Bibliographie comparative : S. Deschamps-Tan, « Henri de Triqueti (Conflans-sur-le-Loing 1803-Paris 1874). Vase du Monument à Dante et à Pétrarque. 1838-1839. », La Revue des musées de France. Revue du Louvre, 2025-2, 2025, 89, p. 89, n° 109. F. Viguier-Dutheil; S. Deschamps-Tan; C. Fabre, (dir.), Ferdinand-Philippe d’Orléans. Images d’un prince idéal, cat. exp. (Montauban, Musée Ingres-Bourdelle, 18 juin - 24 octobre 2021), Montauban, Paris, Musée Ingres Bourdelle ; Le Passage, 2021.  A pair of French terracotta models for sanctuary lamps, attributed to baron Henri-Joseph-François de Triqueti (1803-1874), French, circa 1835-1844   Ces lampes en terre cuite inspirées des lampes de sanctuaire en argent du XVIIIe siècle témoignent du talent créatif débordant du baron Triqueti. Les figures enveloppées pour certaines et voilées qui reposent sur les bords de ces lampes s’apparentent étroitement à certaines des œuvres et des dessins en terre cuite de Triqueti de cette période. Nous pouvons rapprocher les figures ailées ici présentes des figures ailées des anses du Vase en bronze du Monument à Dante et à Pétrarque conservé au musée du Louvre (RFML.SC.2024.22.1). Il convient de noter également les anges ailés tenant des instruments de musique et un ange jouant de la trompette, qui s’apparentent étroitement à la même figure sur l’une des lampes présentées ici (H. de Triqueti, 1803-1874 : Le sculpteur des princes, cat. exp., musée des Beaux-Arts d’Orléans et musée Girodet, Montargis, 3 octobre 2007 — 6 janvier 2008, p. 30, n° 18-21).   Nous retrouvons des similarités au niveau du positionnement, du modelé des figures et des décors du corps de nos lampes sur l’étude du Vase de la Chasse (1835) et sur le projet pour le Piédestal du vase du duc d’Orléans (1839) (Ibid., pp. 42-43, n° 40, 41 et 43). La panse de nos lampes est décorée par une frise en relief et des médaillons avec des bustes masculins en haut-relief que l’on retrouve sur plusieurs œuvres de Triqueti en particulier sur l’Aiguière des Mères Israélites (1835) et l’Aiguière de l’Espérance, de la Patience, de la Paix et de la Justice vers 1838 (ibid., pp. 36-37, n°28).   Henri de Triqueti (1804-1874), fils d’un baron franco-italien ; sa compagne était la sculptrice anglaise pionnière Susan Durant, et son fils, le diplomate anglais Sir Paul Harvey.   Triqueti comptait parmi ses clients et ses amis les familles royales française, anglaise et prussienne. Aux côtés de Félicie de Fauveau, Antonin Moine, Jean-Jacques Feuchère ou Jehan Duseigneur, Triqueti incarne le dialogue entre sculpture et arts décoratifs, au cœur des réflexions de la génération romantique sur les styles anciens. Admirateur des savoir-faire du passé, il voue une véritable fascination aux orfèvres florentins du Cinquecento.   Formé d’abord à la peinture chez Hersent, il conserve toute sa vie un goût marqué pour le dessin, comme en témoigne le fonds important légué par sa fille à l’École des beaux-arts.   Révélé au Salon de 1831 avec La Mort de Charles le Téméraire, il mène une carrière éclectique, entre restauration (Louvre, Sainte-Chapelle) et création. Triqueti réalisa et se distingua pas la réalisation de nombreuses œuvres dans le style néo-gothique et surtout néo-Renaissance : épées, dagues, chandeliers, lampes, miroirs et vases.   Ses créations religieuses demeurent toutefois centrales, notamment les portes de l’église de la Madeleine et le cénotaphe du duc d’Orléans. Son œuvre la plus ambitieuse, la chapelle du prince Albert, témoigne de sa capacité à concevoir des ensembles où sculpture et décor s’unissent, faisant de lui une figure originale, à la fois sculpteur et ensemblier.   Malheureusement, les armoiries figurant sur la face inférieure des lampes restent non identifiées. Certains ont émis l’hypothèse qu’elles seraient italiennes, mais comme Triqueti a travaillé pour de nombreuses familles aisées, aristocratiques et royales — dont beaucoup possédaient leurs propres chapelles privées —, ces lampes auraient pu être commandées ou peut-être proposées par Triqueti pour l’une ou l’autre de ces chapelles privées. Quelle que soit l’origine de ce projet, ces lampes — qu’il faut désormais apprécier simplement comme des sculptures — semblent toujours aussi surprenantes et modernes qu’elles devaient l’être il y a près de 200 ans.
À propos de la vente Mobilier et Objets d’Art - Vente du soir (Lot 1-170)
Lieu de vente
Date 16/06/2026 à 17h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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