VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes
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Gustave Frédéric MICHEL (1851-1924). Portrait d'un homme d'i…
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Gustave Frédéric MICHEL (1851-1924). Portrait d'un homme d'i…
Estimation 80 € - 100 €
Lot volontaire
Description
Gustave Frédéric MICHEL (1851-1924). Portrait d'un homme d'importance. Médaillon en terre cuite signée. « G. MICHEL » et datée 1908 à droite. Diam. : 43 cm. Accidents.
Provenance : collection particulière tourangelle centrée sur les concours des Beaux-Arts et sur les Prix de Rome aux XIXe et début XXe siècles ainsi que sur des oeuvres académiques.
L'un des sculpteurs les plus réputés de son temps, Michel fait des débuts très remarqués au Salon de 1875 avec Hébé et l'aigle de Jupiter, qui lui vaut une médaille de 2ème classe. Dès lors, ses œuvres, de conception très personnelle, ne cessent de recueillir les faveurs des critiques et lui assurent une célébrité internationale, bien oubliée aujourd'hui. Paul Leroi, en 1904, écrivait, catégorique : « Artiste jusqu'aux moelles, Monsieur Gustave Michel est un statuaire absolument hors de pair » (L'Art, oct. 1904, n° 78, p. 483). Familier des Salons, une bourse de voyage le récompense du succès remporté en 1883 par un plâtre, L'Aveugle et le paralytique (Dépôt d'Ivry-sur-Seine) et une médaille d'honneur lui est décernée en 1896 pour la présentation de La Pensée (Sorbonne). Par ailleurs, il s'illustre aux expositions universelles de 1889 et 1900, où il se voit successivement honoré d'une médaille d'or pour La fortune enlevant son bandeau (Bône, plâtre au musée de Nancy) et du Grand Prix avec La Forme se dégageant de la matière (Lille). A l'exemple de ses contemporains, il a également marqué de son empreinte l'architecture parisienne de la fin du siècle : Le Travail et la Paix, portail des arts libéraux en 1889 ; huit nautes et forgerons aux piles du pont de Bir-Hakeim en 1906 ; des cariatides à l'opéra-comique ; les statues de la France Moderne au pont Alexandre III et de la Source limpide du Petit Palais. Formé par Jouffroy (1806-1882) dans la tradition de l'art de David d'Angers et de Pradier, mais suivant l'exemple de Rude et de Carpeaux, il souhaite dépasser la beauté formelle gratuite pour l'animer du souffle de la nature. Pour cette raison, il se plaît à traiter les thèmes allégoriques souvent des plus complexes, tels que Poursuivant sa chimère (1896), Le Rythme des vagues (id.), Au Soir de la vie (1901) ou L'Extase de l'infini qui semblent stimuler son imagination, sans jamais manifester cependant des velléités romantiques. Il n'hésite pas à puiser dans le registre esthétique de Rude, du XVIIIème siècle, du Quattrocento et de la Renaissance pour élaborer des œuvres comme Souviens-toi (1891), L'Aurore (1896), les statues du pont de Bir-Hakeim, L'Amour vainqueur (1887), Circé (1886) qu'il magnifie d'un sentiment de profonde réflexion. Artiste sincère et moderniste, « s'efforçant de revêtir ses marbres et bronzes d'un caractère de vie et de beauté dépouillé d'archaïsme inutile, il est, selon J. Uzanne, un des rares qui sachent corriger savamment la dureté de la pierre et de l'airain d'un frisson de nature et d'un mouvement de lignes aux ondoyances tranquilles. Toutes les figures qu'il sculpte sont empreintes de sérénité ; leurs faces contemplatives semblent regarder au-delà du temps, sorte de caractère mélancolique qui en fait comme les effigies songeuses d'éternelles recueillies ». (A. S., dans Catalogue de l'exposition De Carpeaux à Matisse, Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais, Lille, Musée Rodin, 1983-1983, pp. 266-267).
Bibliographie :
- « Gustave Michel statuaire », Art et décoration, n° 9, septembre 1906, pp. 69-80.
- Catalogue de l'exposition De Carpeaux à Matisse, Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais, Lille, Musée Rodin, 1983-1983, pp. 266-267.
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