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31 - Abstraction géométrique Knifer, Julije Méandres.
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Estimation 3 600 € - 4 500 €
Description
Abstraction géométrique Knifer, Julije Méandres. 1985. Portefeuille contenant 5 sérigraphies. 58,7 x 38,7 cm (66 × 51 cm). Chacune signée, datée et numérotée. Superbes impressions d’un noir profond. L’un des 40 exemplaires. - Publié par les Éditions Hoffmann. - Le seul motif pictural, le méandre, est une forme en noir et blanc, composée exclusivement de lignes horizontales et verticales, aux angles droits et aux allures de labyrinthe, que Knifer a choisie à la fin des années 1950 comme sujet absolu et récurrent tout au long de sa vie. Dans les années 1980, Knifer a réorienté son processus de travail vers le dessin : il appliquait du graphite sur le papier par couches successives pendant des heures, de sorte que les feuilles n’apparaissent pas comme des surfaces proprement imprimées, mais conservent la temporalité tactile de l’application elle-même. Knifer considérait ces œuvres comme des « enregistrements du temps » (records of time) et s’approchait ainsi, sur le plan conceptuel, des Date Paintings d’On Kawara ou des listes de chiffres de Roman Opalka : la sérialité comme forme de résistance à la fermeture et à l’univoque. Du point de vue de l’histoire de l’art, l’approche de Knifer s’inspire du suprématisme russe (Malévitch) et du constructivisme, qu’il avait intériorisés au cours de sa formation à Zagreb, et s’inscrit, par son appartenance au groupe Gorgona, dans la néo-avant-garde d’Europe de l’Est des années 1960. Les carnets au graphite de l’Edition Hoffmann constituent ainsi un point de convergence où l’art concret, l’art minimal sériel et l’anti-art conceptuel se rejoignent pour former un projet pictural singulier, littéralement inépuisable. Le papier Torchon – un papier épais, fabriqué à la main ou sur tamis circulaire, doté d’une texture de surface prononcée rappelant le lin – transmet visiblement sa structure à la surface d’impression lors du procédé de sérigraphie. L’encre épouse le relief de la texture granuleuse du papier au lieu de le recouvrir uniformément : l’encre de sérigraphie au graphite adhère densément aux faisceaux de fibres en relief, tandis que le blanc du papier reste visible dans les creux – la surface imprimée « respire » à travers la structure du papier. Portefeuille de 5 sérigraphies. Chacune signée, datée et numérotée. Magnifiques tirages d’un noir profond. L'un des 40 exemplaires. – Publié par Edition Hoffmann. – Le seul motif pictural, le méandre, est une forme labyrinthique à angles droits composée exclusivement de lignes horizontales et verticales en noir et blanc, que Knifer a adoptée à la fin des années 1950 comme sujet absolu et récurrent tout au long de sa vie. Dans les années 1980, Knifer a réorienté son processus de travail vers le dessin : il appliquait le graphite par couches successives pendant des heures, de sorte que les feuilles ne se présentent pas comme des surfaces imprimées de manière nette, mais conservent plutôt la temporalité tactile de l’acte d’application lui-même. Knifer considérait ces œuvres comme des traces du temps, les alignant conceptuellement sur les « Date Paintings » d’On Kawara ou les suites de chiffres de Roman Opalka : la sérialité comme forme de résistance contre la fermeture et la singularité du sens. Du point de vue de l’histoire de l’art, l’approche de Knifer s’inspire du suprématisme russe (Malevitch) et du constructivisme, qu’il avait intériorisés lors de sa formation à Zagreb, et s’inscrit, par son appartenance au groupe Gorgona, dans la néo-avant-garde d’Europe de l’Est des années 1960. Les portfolios au graphite de l’Edition Hoffmann constituent ainsi un point nodal où l’art concret, l’art minimal sériel et l’anti-art conceptuel convergent vers un projet pictural singulier, littéralement inépuisable. Le papier torchon – un papier épais, fabriqué à la main ou sur moule cylindrique, présentant une texture de surface prononcée rappelant le lin – imprègne visiblement sa structure à la surface imprimée lors du processus de sérigraphie. Plutôt que de recouvrir uniformément le relief du papier, l’encre suit le grain : sur les amas de fibres en relief, l’encre de sérigraphie au graphite s’installe de manière dense et pleine, tandis que le blanc du papier reste visible dans les creux – la surface imprimée laisse transparaître la texture propre au papier.
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À propos de la vente Art moderne et contemporain
Lieu de vente
Date 11/07/2026 à 11h00
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