Premium Jeschke Jádi Auctions Berlin
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Fin de Siecle Dupeyron, Théobald
(Promenade au bord de la me…
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Fin de Siecle Dupeyron, Théobald
(Promenade au bord de la me…
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Estimation 700 € - 900 €
Lot volontaire
Description
Fin de Siecle
Dupeyron, Théobald
(Promenade au bord de la mer). Vers 1895-1898. aquarelle et gouache. 30,5 x 45 cm. Signé par l'artiste. Encadré sous passe-partout.
Catalogue officiel de la 5e Exposition Internationale 1892, 60. Le dessin en éventail de Théodore Dupeyron, basé sur les manches gigot de la promeneuse représentée, repérables avec précision par la mode, réunit le double héritage académique de Bouguereau et de Tony Robert-Fleury en une seule structure picturale formellement souveraine. La figure de la jeune femme, placée presque dans le nombre d'or de la composition en demi-cercle et dotée d'une direction de regard enlevée, errant dans l'indétermination, suit dans son modelé la modelé doux de Bouguereau : l'incarnat est lissé comme de la porcelaine, les plis de la robe sont construits avec une fine précision linéaire, l'apparence générale est intemporelle et empreinte d'une élégance bourgeoise. L'arrière-plan en revanche - un paysage côtier décomposé comme une mosaïque de vert menthe, de jaune paille et de rose tendre, dans lequel les silhouettes d'arbres, le morceau de mer et les fleurs se fondent en une unité atmosphérique - trahit la formation dans l'esprit de Robert-Fleury et une réception productive de la touche brisée impressionniste, sans pour autant en accomplir la radicalité coloriste. L'accord chromatique global n'est pas un arbitraire pictural, mais une intelligence décorative calculée : l'accord clair et aérien de lavande, de vert pastel et de blanc crème est conçu en fonction de la porteuse et de son contexte corporel, l'éventail est donc pensé comme un objet d'ensemble qui se complète au lieu de se concurrencer. La forme de l'éventail elle-même n'est pas neutralisée dans la composition, mais activée : La structure en bande de la figure, de la végétation et du panorama côtier suit la courbe naturelle du segment et fait de la condition de format le rythme de l'image. Le projet est ainsi exemplaire de ce bref moment d'équilibre de la Belle Époque - vers 1895 - où la rigueur formelle académique et la sensibilité naturaliste-impressionniste ne formaient pas encore des pôles antagonistes, mais pouvaient trouver une synthèse élégante et fonctionnellement précise dans les mains d'un artiste accompli.
Fin de siècle. - Aquarelle et gouache. 30.5 x 45 cm. Signée par le peintre. Cadre sous passe-partout. Le dessin de fan de Théodore Dupeyron - datable avec une précision sartoriale aux années de la haute mode manches gigot - unit le double héritage académique de Bouguereau et Tony Robert-Fleury dans une structure picturale unique et formellement souveraine. La figure de la jeune femme, placée presque à la section dorée de la composition semi-circulaire et dotée d'un regard absent, à la dérive indéterminée, est conforme dans son modelé au modèle doux de Bouguereau : la chair est rendue avec la douceur de la porcelaine, les drapés sont construits avec une fine précision linéaire, et l'aspect général est intemporel, suffisant avec une élégance bourgeoise. L'arrière-plan, par contraste - un paysage côtier mosaïquement dissous de vert menthe, de jaune paille et de rose pâle, dans lequel des silhouettes d'arbres, un aperçu de la mer et des fleurs éparses se fondent en une unité atmosphérique - évoque une formation dans l'esprit de Robert-Fleury et une réception productive de la touche brisée impressionniste, sans pour autant consommer son radicalisme chromatique. Le ténor chromatique de l'ensemble n'est pas un caprice de peintre mais une intelligence décorative calculée : l'accord lumineux et aérien de lavande, de vert pastel et de blanc cassé est conçu en relation avec le porteur et son contexte corporel, le fan est ainsi envisagé comme un objet d'ensemble qui se complète et ne se compare pas. Le format du fan lui-même n'est pas neutralisé au niveau de la composition mais activé : la structure en bande de la figure, de la végétation et du panorama côtier suit l'arc naturel du segment, faisant de la condition du format le rythme même de l'image. Le design est un document exemplaire de ce bref moment d'équilibre à la Belle Époque - autour de 1895 - où la rigueur formelle académique et la sensibilité naturaliste-impressionniste n'étaient pas encore devenues des pôles antagonistes, mais pouvaient trouver, dans les mains d'un artiste accompli, une synthèse élégante et fonctionnellement précise.
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