Jeschke Jádi Auctions Berlin
1192
-
Art moderne et contemporain Modernisme hongrois
Szábo, Lászl…
Voir la version originale (Allemand)
1192
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Art moderne et contemporain Modernisme hongrois
Szábo, Lászl…
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Estimation 200 € - 300 €
Lot volontaire
Description
Art moderne et contemporain
Modernisme hongrois
Szábo, Lászlo
Sans titre, 1964. Fusain sur papier. 22 x 16 cm (27 x 21,3 cm). Signé et daté. Légères taches dans la marge supérieure droite, deux minuscules déchirures renforcées par un renfort. Trait puissant et dynamique qui s’intensifie dans les zones noires.
Ce dessin est une composition abstraite dans laquelle des formes en deux parties, semblables à des racines, s’élancent symétriquement vers le haut, évoquant à la fois des bourgeons qui s’épanouissent, des griffes ou des figurines idolâtres archaïques – un vocabulaire formel qui oscille entre nature, corps et mythe. La formation atypique de Szabó a profondément marqué ce langage formel organique : il a étudié à l’École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1947, travailla parallèlement comme tailleur de pierre à la cathédrale gothique de Beauvais et acquit ainsi un sens artisanal et matériel des formes en émergence, libérées du bloc brut – un héritage qui s’inscrit directement dans le dessin. Le jeu d’ombres de type sfumato, qui fait s’estomper les noyaux sombres vers l’extérieur, renvoie à la sensibilité sculpturale de l’artiste, pour qui les dessins ont toujours constitué des espaces de réflexion et d’étude pour son travail plastique. Sur le plan stylistique, cette feuille s’inscrit dans le courant du biomorphisme européen de l’après-guerre : Szabó a exposé aux côtés de Jean Arp, Brancusi et Henry Moore – des maîtres de l’abstraction organique dont l’influence sur l’évolution de ses formes est indéniable. Sur le fond, cette œuvre s’inscrit dans l’intérêt que Szabó a porté toute sa vie aux cultures archaïques : ses expériences auprès des Inuits (1953) et ses voyages à la découverte des civilisations primitives se reflètent dans cette évocation de la force vitale, de la croissance et de l’énergie chthonienne. Ce dessin n’est donc pas une simple esquisse fortuite, mais un témoignage condensé de son idée artistique fondamentale : que toute forme jaillit d’un fondement vital pulsant et indivisible.
Sans titre. Fusain sur papier. Légères rousseurs dans la marge supérieure droite, deux petites déchirures au verso. Un trait puissant et dynamique qui se condense en noirs profonds. Ce dessin est une composition abstraite dans laquelle des formes bipartites, semblables à des racines, s’élancent symétriquement vers le haut, évoquant à la fois des bourgeons éclatants, des griffes et des figures idolâtres archaïques – un vocabulaire formel oscillant entre nature, corps et mythe. La formation atypique de Szabó a été déterminante pour ce langage visuel organique : à partir de 1947, il a étudié à l’École des Beaux-Arts de Paris tout en travaillant simultanément comme tailleur de pierre à la cathédrale gothique de Beauvais, acquérant ainsi l’intuition matérielle d’un artisan pour la forme libérée du bloc brut – un héritage directement inscrit dans cette feuille. Le traitement des ombres, à la manière du sfumato, où les noyaux sombres se dissolvent vers l’extérieur, témoigne de la sensibilité du sculpteur, pour qui les dessins ont toujours été des espaces de réflexion et d’étude en vue de son œuvre tridimensionnelle. Sur le plan stylistique, cette feuille s’inscrit dans la lignée du biomorphisme européen d’après-guerre : Szabó a exposé aux côtés de Jean Arp, Brancusi et Henry Moore – des maîtres de l’abstraction organique dont l’influence sur son évolution formelle est indéniable. Sur le plan thématique, l’œuvre s’inscrit dans l’engagement de toute une vie de Szabó envers les cultures archaïques : ses expériences auprès des Inuits (1953) et ses voyages au sein de civilisations primitives trouvent un écho dans cette évocation de l’énergie germinale, de la croissance et de la force chthonienne. Ce dessin n’est donc pas une simple esquisse, mais un témoignage concentré de sa conviction artistique fondamentale : toute forme émerge d’une source de vie palpitante et indivisible.
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