Photo 1/2 du lotPhoto 2/2 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium MILLON

78 - Mohammed RACIM (Alger 1896 – El Biar 1975) al-Sira al-Nabawi…

Estimation 15 000 € - 20 000 €
Description
Mohammed RACIM (Alger 1896 – El Biar 1975) al-Sira al-Nabawiyya, 1917 Pigments opaques er or sur papier 25,5 x 21 cm à vue Signé et localisé en bas à droite en arabe et signé, localisé et daté en lettres latines en bas à gauche Mohamed Racim, Alger 1917. *** Opaque pigments and gold on paper, signed and dated lower right in Arabic and lower left (sight: 10 × 8¼ in.) Painted in 1917. La présente feuille, dont le texte est extrait d'une biographie du Prophète par Ibn Kathir, théologien syrien du XIVe siècle. La présente feuille, exécutée alors que l'artiste n'a que vingt et un ans, atteste d'une maîtrise précoce remarquable. La composition s'organise à la manière des pages de frontispice des grands manuscrits enluminés : unwan couronné de clochetons finement découpés sur fond or, cartouches calligraphiques en thuluth et naskh sur fonds bleu nuit et or, rinceaux d'arabesques fleuries scandant les registres horizontaux selon un rythme rigoureusement équilibré. Le titre Al-Sira al-Nabawiyya — « La Vie prophétique » — inscrit dans le cartouche central rattache cette feuille à la tradition des biographies du Prophète Muhammad. Cette enluminure pourrait s'inscrire dans le cadre de la collaboration entre Mohammed Racim, le peintre Étienne Dinet et l'éditeur Henri Piazza, qui donna lieu à plusieurs projets entre 1916 et le début des années 1920, dont le plus célèbre est La Vie du Prophète Muhammad, publiée en 1918 à la demande du ministère des Armées, en hommage aux musulmans morts pour la France pendant la Grande Guerre — ouvrage rédigé par Dinet en collaboration avec l'essayiste algérien Sliman Ben Ibrahim, pour lequel Racim exécuta l'ensemble des enluminures. Exécutée en 1917, cette feuille constitue l'une des toutes premières démonstrations de la maîtrise nouvellement acquise du répertoire persan par Racim. Deux ans plus tard, le critique R. d'Artenac, rendant compte de l'exposition de 1919, saluait en lui « un jeune maître qui devrait former école et rendre la vie à un art menacé de disparition prochaine » (Mustapha Orif, « De l'"art indigène" à l'art algérien », Actes de la Recherche en sciences sociales, n° 75, Paris, novembre 1988).
À propos de la vente Modernités Arabes, Africaines & Indiennes
Lieu de vente
Date 18/06/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi