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168 - Philippe SENE (Sénégal, Diouroup, 1949) Pangol, 1977 Tapisse…

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
Philippe SENE (Sénégal, Diouroup, 1949) Pangol, 1977 Tapisserie au point de demi-croix ou point de Gobelin, utilisant de la laine Colbert DMC, 117 x 87 cm Signé en bas à gauche Philippe Sene Mention au dos réalisée par l'artiste en 1977 On y joint : Pangol, 1973. Encre de chine sur papier 35,4 x 25,2 cm Signé et daté en bas à gauche Philippe Sene 73. Carton utilisé pour la réalisation de la tapisserie, ainsi que publié et reproduit dans Éthiopiques. Revue négro-africaine de littérature et de philosophie, (Dakar : Fondation Senghor), n°4 oct. 1975. *** Needlepoint tapestry (half-cross stitch and Gobelin stitch), Colbert DMC wool, signed lower left, 46⅛ × 34¼ in. Executed in 1977 ; together with: Pangol, 1973, India ink on paper, signed and dated lower left, 14 × 9⅞ in. Preparatory cartoon for the tapestry, published and reproduced in Éthiopiques. Revue négro-africaine de littérature et de philosophie (Dakar: Fondation Senghor), no. 4, October 1975. Provenance Collection J. Lassaque, acquis directement auprès de l'artiste dans les années 1990. "Né dans le Siné Saloum, au cœur du pays sérère — la même terre ancestrale que le poète-président Léopold Sédar Senghor —, Philippe Sène puise son inspiration dans la cosmogonie de son peuple : une pensée du monde héritée d'une migration millénaire, de la vallée du Nil aux rives du Sénégal, fondée sur la croyance en un Être Suprême et en les Pangools, ces êtres intermédiaires qui veillent sur les vivants et habitent les profondeurs de l'océan au large de Sangomar. C'est ce réseau de relations — entre les hommes, les ancêtres et les gardiens du Sacré — que son œuvre s'attache à rendre visible, à l'heure où l'exode rural efface peu à peu ces repères. Ses compositions se construisent autour d'arabesques fluides et rythmées : « Pour être réussie, la composition doit danser », dit-il, faisant écho à la danse sérère comme voie d'accès à la transe et à la Connaissance. Les couleurs, franches et peu travaillées en matière, viennent compléter cet équilibre — le marron pour la permanence et le sacré, le vert pour la fertilité, le bleu pour la mer et l'espérance. Formé à Dakar et actif depuis les années 1970, son œuvre conjugue modernité plastique et transmission d'une spiritualité rarement représentée dans le champ de l'art contemporain africain."
À propos de la vente Modernités Arabes, Africaines & Indiennes
Lieu de vente
Date 18/06/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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