une robe en soie jaune ornée de fleurs et de feuillesPhoto 2/20 du lotPhoto 3/20 du lotPhoto 4/20 du lotPhoto 5/20 du lotPhoto 6/20 du lotPhoto 7/20 du lotPhoto 8/20 du lotPhoto 9/20 du lotPhoto 10/20 du lotPhoto 11/20 du lotPhoto 12/20 du lotPhoto 13/20 du lotPhoto 14/20 du lotPhoto 15/20 du lotPhoto 16/20 du lotPhoto 17/20 du lotPhoto 18/20 du lotPhoto 19/20 du lotPhoto 20/20 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium DE BAECQUE et Associés - Lyon

68 - Rare ensemble d'un banyan et d'une veste d'intérieur en sati…

Estimation 10 000 € - 20 000 €
Description
Rare ensemble d'un banyan et d'une veste d'intérieur en satin de Chine brodé provenant de la garde-robe d'un grand bourgeois lyonnais, vers 1760, Satin jaune impérial comportant dans la chaîne de la lisière un filé or, broderie dans une vive polychromie principalement au point lancé et point de nœud en fil mouliné à décor d'un réseau délié de roses, pivoines, œillets, fleurs imaginaires, feuilles sinuées, feuilles de houx et baies rouges. Banyan ou robe de chambre d'homme à col officier, fermé par un bouton unique, manches longues à grands revers, garni de deux poches fendues. Doublure en taffetas vert, (bon état, coloris éclatants, quelques usures). Veste à basques à manches longues boutonnées aux poignets garnie de deux poches à rabat, le haut du dos sans décor, doublure de taffetas vert presque entièrement déposée, (boutons rapportés petits trous et petite tache dans le dos, petites usures au satin devant). Largeur aux épaules 34,3 cm environ. Au XVIIIe siècle, ces vêtements d'intérieur empreints d'exotisme sont rares, destinés à une clientèle désireuse d'afficher sa distinction et sa fortune dans le cercle familial auquel sont associés les amis proches. Les hommes les portent avec un bonnet coordonné qui remplace la perruque portée à l'extérieur dans la journée. Ils peuvent être en indienne mais l'on comprend que ce grand lyonnais, probablement acteur en vue de la Fabrique, n'ait pas pu porter son choix sur cette étoffe. Il en existe aussi taillés dans des soieries unies et façonnées, les soieries brodées sont en revanche beaucoup plus rares et onéreuses. Le satin est chinois, probablement acheminé par les bateaux de la Compagnie des Indes, le décor est analogue à celui des soies brodées ou peintes en Chine durant la même période et destinées au marché européen. Il pourrait avoir été brodé en France d'après ces modèles comme certaines soies peintes qu'un marchand-fabricant lyonnais produisit en grand nombre à partir des années 1740 pour satisfaire la demande. Provenance : Conservé à Lyon dans la descendance d'une famille patricienne. Au XVIIIe siècle, cette famille est apparentée à toute la meilleure bourgeoisie lyonnaise. Plusieurs de ses membres occupant d'importantes fonctions dans le négoce au sein de la Grande Fabrique pourraient être le commanditaire de cette tenue flamboyante. Parmi ceux-ci, pour la maison de commerce en soie Veuve Guérin et fils, Joseph Marie Guérin (1738-1795) originaire de Saint-Chamond mais ayant ses affaires à Lyon pourrait être un prétendant sérieux. Ennobli en 1753, il sera député du département de Rhône et Loire aux Etats généraux puis Maire de Saint-Chamond en 1792.
À propos de la vente PATRIMOINE TEXTILES #18
Lieu de vente
Date 21/09/2026 à 14h30
Photos modifiées le 04/09/2026 à 16h09
Description du lot modifiée le 02/09/2026 à 14h38
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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