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12 - 12. SOL LEWITT (1928-2007) Sans titre 1972 acier peint 92 x …

Estimation 150 000 € - 200 000 €
Description
12. SOL LEWITT (1928-2007) Sans titre 1972 acier peint 92 x 92 x 92 cm. 36 1/4 x 36 1/4 x 36 1/4 in. Réalisée en 1972, cette œuvre est unique. Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquéreur. Provenance Galerie Denise René, Paris / Hans Mayer, Düsseldorf Collection Pierre Nahon, Paris Collection Ghislain Mollet-Viéville, Paris Collection Monsieur & Madame Claude Cluzel, Europe (acquis auprès de celle-ci en 1982) Puis par descendance au propriétaire actuel Expositions Dunkerque, Ghislain Mollet-Viéville – Agent d'art, Ecole des Beaux Arts Georges Pompidou, avril - mai 1986, p. 41, illustré en noir et blanc in situ ; n.p., illustré en noir et blanc Tours, Centre de Création Contemporaine (CCC), accrochage 3, art minimal, Carl Andre, Dan Flavin, Donald Judd, Sol LeWitt, Robert Morris, 25 mars - 1er mai 1988 Bibliographie Revue : Heute Kunst, Internationale Kunstzeitschrift, n°1, avril 1973, Düsseldorf, n.p., illustré en noir et blanc (dimensions erronées) Érigé en véritable outil, le cube accompagnera Sol LeWitt sa carrière durant. Utilisé par l'artiste comme unité, le carré - évidé, structurel - réduit à sa forme essentielle, se déploie en réseaux, envahissant à la fois l'espace réel et conceptuel, transformant profondément la manière d'appréhender l'art sculptural. Après des études artistiques à New York, LeWitt rejoint à vingt-sept ans le cabinet de Ieoh Ming Pei, futur architecte de la célèbre Pyramide du Louvre. Employé comme graphiste, il y expérimente les possibilités qu'offre la géométrie et la sérialité. L'empreinte de l'architecture marquera durablement le langage plastique du jeune artiste et s'inscrira jusque dans le vocabulaire que LeWitt privilégiera pour désigner ses œuvres, préférant le terme de « structures » à celui de « sculptures ». Sans titre (1972), est un remarquable exemple des structures métalliques peintes de blanc pensées par Sol LeWitt et présentées pour la première fois, en 1965, à la John Daniels Gallery (New York). Ces réalisations iconiques des premières décennies d'expérimentation ont depuis intégré les collections permanentes d'institutions majeures, aux Etats-Unis comme en Europe (MoMA et Solomon R. Guggenheim Museum, New York - Art Institut, Chicago - Tate Modern, Londres - Centre Georges Pompidou et Musée d'Art Moderne, Paris), aussi bien que de prestigieuses collections privées à travers le monde, à l'instar de celle de Monsieur et Madame Cluzel, à laquelle cette œuvre appartient. Les années 1960 sont fondatrices pour LeWitt dont l'exercice passe également par le travail du dessin et la rédaction de deux textes manifestes, Paragraphs on Conceptual Art (1967) et Sentences on Conceptual Art (1969). Dans ses écrits comme dans la conceptualisation de son Œuvre, Sol LeWitt affirme la primauté de l'idée sur l'exécution matérielle. Pionnier et figure tutélaire de l'Art Minimal et Conceptuel, aux côtés de ses contemporains Carl Andre et Dan Flavin, avec lesquels il expose au Jewish Museum de New York en 1966, Sol LeWitt questionne la « concentration » de l'attention, tant pour l'artiste que pour le spectateur. « Dans l'art conceptuel, l'idée ou le concept est l'aspect le plus important du travail [...] l'idée devient une machine à fabriquer l'art. » (Lucy R. Lippard in Sol LeWitt, cat. exp. The Museum of Modern Art, New York 1978, p. 25) Dans son approche, les modalités techniques, bien que secondaires, ont toujours une traduction visuelle et expérimentale. Choisissant un motif apparemment simple, l'artiste donne forme et rend visible un système de pensée. De son exploration émergera un vocabulaire sculptural épuré, sériel, géométrique, où le cube existe à la fois individuellement et collectivement, agissant instantanément sur le regardeur. Explorant les infinies variations permises par la répétition et la combinaison du motif, LeWitt fait de l'œuvre elle-même un lieu de réflexion et d'expérimentation. Résolument tourné vers le volume, Sol LeWitt projette ses structures dans l'espace et interroge notre rapport au réel. Réalisées en bois ou en métal, ces constructions sculpturales, aux proportions rigoureusement définies (selon un rapport constant de 1 à 8,5 cm), sont uniformément peintes en blanc, renforçant leur neutralité, leur rigueur et leur présence. Installées à même le sol elles instaurent une relation immédiate avec le visiteur, invité à en éprouver l'échelle, le rythme et l'existence. Reposant sur les notions d'ordre et désordre, oscillant entre transparence, densité et légèreté, lumière et ombre portée, l'œuvre semble, à mesure du déplacement et du point de vue adopté, en constante évolution. L'artiste engage ainsi pleinement le spectateur qui devient acteur de l'expérience perceptive. Composée de 85 cubes, agencés en 5 lignes et de 5 colonnes, Sans titre (1972), apparaît comme une œuvre matricielle de cette recherche, témoignant de la complexité et de la diversité des concepts de Sol LeWitt, révélant tour à tour les contours d'une figure cubique, d'une pyramide à degrés ou d'une cascade. Présentée à plusieurs reprises en France, au milieu des années 1980, dans le cadre d'expositions consacrées à l'Art minimal et conceptuel, notamment à Dunkerque en 1986 puis à Tours en 1988, cette œuvre illustre l'importance de Sol LeWitt dans le renouvellement de la sculpture contemporaine et dans l'affirmation d'un art fondé sur la conceptualisation, la perception et l'expérience.
À propos de la vente Post-War & Contemporary Art including the Cluzel Collection
Lieu de vente
Date 04/06/2026 à 16h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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