FR EN
dessin représentant un homme portant une couronne sur la têtePhoto 2/3 du lotPhoto 3/3 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium ARTESIA - Maison de Ventes à Châtellerault

93 - Alexandre IACOVLEFF (1887-1938)

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
Alexandre IACOVLEFF (1887-1938) Autoportrait au bonnet, Gaviota, 1936  Sanguine et crayon sur papier. Signé, en bas à gauche, dédicacé et daté, en bas à droite : « à la chère Présidente en souvenir de notre expédition dans le pays du Meltem Gaviota 1936 ». Haut. : 37,2 cm Larg. : 27,4 cm Magnifique autoportrait de l’artiste qui nous regarde droit dans les yeux. Coiffé d’un bonnet, son beau visage esquisse un léger sourire. Quelques ridules étoilent ses tempes quand sa moustache et sa barbe commencent à blanchir. Agé de quarante-neuf ans, Alexandre Iacovleff a déjà tant vu et tant connu ! Sa dédicace à « la chère Présidente » confirme l’identité d’Ana Lopez Ross, mère d’Anita, comme modèle du lot 2. D’autant plus qu’en 1933, il lui avait déjà envoyé un autoportrait (celui au casque colonial, réalisé, en 1926, au retour de la Croisière Noire) également accompagné d’une dédicace respectueuse et un peu compassée (A Madame A. Lopez en souvenir du merveilleux voyage en Grèce et avec mes meilleurs vœux pour l’année 1934). Nous remercions madame Caroline Haardt de La Baume, Expert de l'œuvre d'Alexandre Iacovleff, d’avoir rédigé cette notice. Ce lot sera inscrit au catalogue raisonné d'Alexandre Iacovleff en préparation. Notes : Cette série de visages de profil, de trois-quarts ou de face est réalisée par Alexandre Iacovleff, l’été 1936, lors d’une croisière en Grèce, à bord de la Gaviota, (mouette, en espagnol). Entièrement décoré de boiseries, ce luxueux yacht appartient à Arturo Lopez Perez (1873-1949), riche industriel chilien dont la fortune s’est construite avec le guano. Ces cinq portraits à la sanguine sont tous liés à la famille Lopez qui s'est illustrée dans la société parisienne pendant l'entre-deux-guerres. Liés d'amitié avec de nombreux émigrés russes, dont Diaghilev et Stravinsky, les Lopez deviennent de grands mécènes et constituent d'importantes collections d'œuvres d'art et d'orfèvrerie. On ignore si Alexandre Iacovleff rencontre Arturo Lopez par l'intermédiaire de Diaghilev ou à la faveur de l'exposition « Dessins et Peintures d'Extrême-Orient » qu'il présente à la galerie Barbazanges. Toujours est-il qu'au milieu des années 1920, il a déjà été invité par les Lopez, au château de Vosves, célèbre pour ses jeux d'eau, et à Neuilly-sur-Seine, dans leur magnifique hôtel particulier. Dans la ravissante salle-à-manger, l’un des murs était orné d'une citation tirée des Tristes d'Ovide : « Tu auras bien des amis tant que la fortune te sourira ; mais si le ciel s'assombrit, tu te retrouveras seul. » Comme c’est un homme délicieux et cultivé, l’artiste accompagne plusieurs fois la famille Lopez, en croisière dans les îles grecques, à bord de la Gaviota. Devenu un portraitiste et un dessinateur très prisé, il reçoit de nombreuses commandes de la famille Lopez au complet. Plusieurs portraits d'Ana Lopez-Ross, la seconde épouse d'Arturo Lopez, de leur fille Anita, mais aussi du fils du premier mariage d’Arturo Lopez avec Sara Willshaw. Par sa personnalité affirmée, c’est Anita Lopez-Ross (1911-2002) qui retient particulièrement son attention. Comme elle encadre la Fédération Française des Eclaireuses, il la dessine en scoute. Ici, ces cinq sanguines ne sont pas des commandes mais des œuvres offertes par l’artiste à leur destinataire, en guise de cadeaux. Illustration n° 6 Autoportrait au casque colonial, 1926 (Détail) D.R. Offert par l’artiste en 1933/34 à Ana Lopez Ross
À propos de la vente PRESTIGE - ARTS DU XXÈME & DESIGN - CHÂTEAU DE VAYRES
Lieu de vente
Date 17/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi