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Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
OUEST ENCHERES PUBLIQUES NANTES & RENNES

416 - Lépine horloger de l'Impératrice.

Estimation 20 000 € - 30 000 €
Description
Lépine horloger de l'Impératrice. Régulateur de précision de bureau à calendrier astronomique complet avec indication annuelle, à balancier compensateur à grille dans une caisse cage en acajou, placage d'acajou mouluré (manques et usures) à ornementation de bronzes ciselés et dorés (usures). les montants en pilastres coiffés d'égyptiennes, renommées et frises de palmettes centrées d'un fleuron. Elle enserre un large cadran central émaillé blanc à chiffres romains en noir, signé Lépine Hr de l'Impératrice, à aiguilles Breguet en acier bleui et laiton doré indiquant les heures, les minutes et les secondes, ainsi que deux cadrans auxiliaires qui prennent place en partie inférieure, celui de gauche (cheveux) indiquant les phases et l'âge de la lune ainsi que le jour, et celui de droite, le quantième du mois, le mois et l'année (aiguille rapportée ou modifiée). Epoque Empire, vers 1805-1809. Haut. : 48 cm - Larg. : 31 cm - Prof. : 20 cm Avec sa clé Expertise réalisée par Monsieur Cédric HENON. On retrouve des caisses similaires sur plusieurs régulateurs de précision de bureau dès 1799, citons en particulier : -Collection royale espagnole, signée Jean-Simon Bourdier, voir Roberts. -Vente Versailles, Palais des Congrès, 19 novembre 1989, lot 94. -Vente Picard, Paris, voir Kjellberg. -Collection Cristobal Balenciaga, signée Pierre-Basile Lepaute, Sotheby's Monaco, 4 décembre 1983, lot 64. Tous ces régulateurs, à l'instar du nôtre, présentent un haut niveau de complications. Notre régulateur appartient au cercle restreint des régulateurs de précision de bureau à calendrier astronomique complet réalisés à Paris au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Réunissant l'indication des heures, minutes et secondes, les phases et l'âge de la lune, le jour, le quantième, le mois et l'année, il témoigne d'une recherche horlogère particulièrement ambitieuse. La présence d'un balancier compensateur à grille, destiné à corriger les variations thermiques, renforce encore son caractère scientifique et sa vocation première d'instrument de mesure du temps de haute précision. La signature « Lépine, Horloger de l'Impératrice » revêt un intérêt historique particulier. Utilisée durant une période relativement brève, comprise entre 1805 et 1809, elle constitue un précieux élément de datation et rattache notre régulateur aux années les plus prestigieuses du Premier Empire. Sous la direction de Pierre-Claude Raguet dit Lépine, la maison fournit alors une clientèle d'élite composée de dignitaires impériaux et de proches de l'impératrice Joséphine. Le présent régulateur illustre parfaitement le niveau d'excellence atteint par l'atelier à cette époque, tant par la sophistication de son mouvement que par la qualité de son exécution. Biographie : Jean-Antoine Lépine (1720-1814), figure majeure de l'horlogerie parisienne du XVIIIe siècle, est reçu maître horloger à Paris le 12 mars 1762, et horloger du Roi vers 1765-1766, sous Louis XV, puis Louis XVI, il est connu pour ses innovations fondamentales, en particulier le calibre dit "Lépine". A la fin du XVIIIe siècle, la direction effective de son atelier est assurée par son gendre et associé Pierre-Claude Raguet dit Lépine (1753-1810), qui poursuit l'activité sous la raison commerciale "Lépine à Paris". Sous le Premier Empire, la Maison Lépine est associée à la haute clientèle de la cour et bénéficie du titre prestigieux d'"Horloger de l'Impératrice", utilisé entre 1805 et 1809. La Maison Lépine, dirigée par Raguet-Lépine, est fournisseur de pièces de grande précision destinées aux dignitaires de l'Empire et au cercle de l'impératrice Joséphine. Les productions de cette période se distinguent par leur exigence scientifique : mouvements de précision à grande stabilité, cadrans émaillés de grande qualité, et boîtiers architecturés en acajou et bronze doré. Bibliographie : -Derek Roberts, Precision Pendulum Clocks, 2004, p. 77, pl. 29-13 et p. 99, pl. 31-14B. -Kjellberg Pierre, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle, 1997, p. 375 et 514. -Augarde Jean-Dominique, Les Ouvriers du Temps, 1996, p.354. -Chapiro Adolphe, Jean-Antoine Lépine (1720-1814). -Tardy, Dictionnaire des horlogers français, 1971-1972. Lot issu d’une vente volontaire.
À propos de la vente Quintessence IV - Partie 2 : Mobilier & Objets d'art
Lieu de vente
Date 17/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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