plusieurs vieilles photographies en noir et blanc représentant des personnes dans une piècePhoto 2/18 du lotPhoto 3/18 du lotPhoto 4/18 du lotPhoto 5/18 du lotPhoto 6/18 du lotPhoto 7/18 du lotPhoto 8/18 du lotPhoto 9/18 du lotPhoto 10/18 du lotPhoto 11/18 du lotPhoto 12/18 du lotPhoto 13/18 du lotPhoto 14/18 du lotPhoto 15/18 du lotPhoto 16/18 du lotPhoto 17/18 du lotPhoto 18/18 du lot
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7 - René Benjamin, combattant, écrivain et conférencier, 1914-19…

Estimation 3 000 € - 6 000 €
Description
René Benjamin, combattant, écrivain et conférencier, 1914-1919 Important lot de correspondances, carnets manuscrits, photographies, témoignant du parcours de vie de René Benjamin, de la mobilisation générale au début du mois d’août 1914 jusqu’à l’armistice de novembre 1918 RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET 11 mini-carnets in-12 de notes manuscrites au crayon bois écrites par René Benjamin, numérotés I à XI, couvrant la période août 1914 à 1916 René Benjamin a noté presque quotidiennement pendant près de deux années de guerre, son vécu, ses occupations, ses ressentis, ses observations et ses rencontres Carnet n°I - 70 pp. - 4 août au 2 septembre 1914 Sur la page de garde est inscrit « A remettre à ma mère en cas d’accident comme dit l’administration militaire » + adresse de sa mère à Paris » Carnet n°II - 70 pp. - 2 septembre au 11 octobre 1914 Arrivée à l’hôpital de Saumur le 5 septembre à minuit rencontre avec Elisabeth Lecoy infirmière Souvenirs, rencontres à l’hôpital dont Colson poilu blessé qui l’inspire pour créer son personnage de roman : Gaspard Carnet n°III - 86 pp. - 12 octobre au 16 novembre 1914 à l’hôpital de Saumur : réfléchit déjà au personnage de Gaspard Gribouille des anecdotes, souvenirs, scènes de vie sur le front Carnet n°IV - 52 pp. - 17 novembre au 19 décembre 1914 Transfert à Alençon : propos entendus ou tenus dont ceux de Colson, dialogues entre poilus, usage de l’argot Etc... Réunion de plus de 420 lettres échangées entre René Benjamin et Elisabeth Lecoy, sa fiancée puis son épouse Env. 240 L.A.S./P.A.S. (env. 770 pages) écrites par René Benjamin, et 180 L.A.S. (env. 840 pages) écrites par Elisabeth Lecoy, entre le 22 octobre 1914 et le 4 novembre 1918 La conservation de ce précieux et rare échange épistolaire est inestimable pour comprendre la psyché de l’écrivain et la genèse d'une œuvre majeure. La correspondance de René Benjamin à Elisabeth Lecoy transcende son statut de simple échange privé pour devenir un acte littéraire à part entière. Elle est le réceptacle où les trois identités fondamentales de l'auteur - l'amant, l'écrivain et le témoin de guerre - sont fondues en un tout unique et indivisible. Le rôle d'Elisabeth Lecoy n'a rien de passif. En devenant sa lectrice idéale et sa "première collaboratrice", elle lui offre l'espace intellectuel et émotionnel indispensable à cet extraordinaire déferlement d'énergie et d’inspiration créatrice littéraire. Un véritable creuset où une passion amoureuse naissante est déclarée, une conception artistique est forgée, et le traumatisme du conflit est activement transformé en une vision littéraire cohérente. Au fil des lignes écrites tout au long de la guerre, on découvre l’itinéraire de René Benjamin : son service de convoyeur, la consécration du Goncourt, sa vie privée (mariage et naissance de son fils ainé), ainsi que sa mission de conférencier au sein du comité de "L'Effort de la France" et la poursuite de son œuvre romanesque (Le Major Pipe, Sous le ciel de la France, etc) En septembre 1914, René Benjamin, blessé sur le front, est transféré à l’hôpital auxiliaire de Saumur où exerce Elisabeth Lecoy comme infirmière bénévole. C’est immédiatement le coup de foudre amoureux. René Benjamin entreprend alors une correspondance suivie et intense, usant de sa plume d’écrivain pour séduire sa dulcinée. René Benjamin y déploie une stratégie de séduction qui écarte délibérément les clichés romantiques pour fonder la relation sur une parité intellectuelle, une sensibilité partagée et une honnêteté émotionnelle sans fard. Dès sa première lettre, datée du 22 octobre 1914, Benjamin prend soin de se distancier des conventions de la romance juvénile. Il qualifie le genre du "billet doux" de "comique", "clandestin", "bébête ou un peu louche". Cette précaution n'est pas une simple coquetterie ; c'est une manœuvre rhétorique stratégique visant à élever d'emblée l'échange au-dessus de la banalité. Il pose un cadre de sérieux et de gravité. Pour légitimer cette démarche directe, il invoque leur maturité commune : "Nous n’avons plus vingt ans même pas vous. L’âge est une première liberté". Cette liberté lui confère, selon lui, le droit de parler franchement et à elle, celui de l'entendre sans y voir une inconvenance. Il la supplie de se souvenir de ce qu'elle connaît de lui de "plus sérieux, de plus loyal aussi", afin d'établir les fondations d'une cour non conventionnelle, basée sur la confiance et le respect mutuel. Cette approche transforme immédiatement ce qui aurait pu être une simple tentative de flirt en une rencontre entre deux esprits. Etc... RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET
À propos de la vente René Benjamin, le Balzacien du 20e siècle
Lieu de vente
Date 06/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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