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91 - Charles Maurras, ce fils de la Mer, 1931-1932

Estimation 1 000 € - 2 000 €
Description
Charles Maurras, ce fils de la Mer, 1931-1932 Réunion de manuscrits, correspondances, coupures de presse et divers RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET Cet ensemble documentaire unique dévoile la création d’une oeuvre littéraire et un Charles Maurras co-auteur plutôt que simple sujet d'étude. Il s'assure que René Benjamin ne fait pas que raconter une visite à Martigues, mais qu'il transmet fidèlement la méthode et le style maurrassien, mêlant poésie provençale et rigueur dialectique. Les manuscrits prouvent que Maurras intervenait dans les textes qui lui étaient consacrés. On y voit sa main (à l'encre rouge et noire) raturer, corriger et surtout réécrire ses propres dialogues pour leur donner plus de force ou de précision doctrinale, retravaillant ses propres répliques pour qu'elles paraissent plus "maurrassiennes . Il ajoute des détails géographiques et politiques pour ancrer le récit de Benjamin dans une analyse historique plus rigoureuse. Il réclame l'utilisation de "notre France" ou "notre affaire", marquant son implication totale dans le combat de l'Action française. La genèse, les premières rencontres, notamment chez la comtesse Murat, 1927-1931 Notes manuscrites sur feuilles volantes, écrites par René Benjamin, 16 pp. in-12 et in-8, dont : Une minute étonnante le 10 Nov 29 : chez Varillon. Déjeuner de la "Vie Littéraire" d’A.F. Varillon au dessert dit deux mots. Il prie qu'on salue Maurras. Maurras se lève, remercie de ce qu’il n’a pas entendu (mais il voit les têtes !) et dit : « Oui, buvons aux absents ! (Et c’est d’abord Daudet) Daudet, sans qui l’A.F. ne serait qu'un parti... de... de professeurs... Sans ce jet vivant qui a été animé par son rayonnement magnifique. etc... » Il se rassied, saisit sa coupe : « Euh !... je veux vous dire encore quelque chose... » (Tendre, les pommettes enflammées, un éclair soudain dans les yeux, les lèvres vibrantes d'inspiration) : « Buvons non seulement aux absents, mais à l'absence, à l'idée essentielle de l'absence, par quoi il me semble d'ailleurs que je me définis un peu, en quoi en effet je trouve ma raison d'être, l'absence qui représente pour nous tout ce qui manque et tout ce que nous voulons combler ! » - Magninfique ! murmure Bernanos qui est près de lui, les yeux en l’air, rêvant comme il fait. L'emploi du temps de Maurras raconté par Varillon, 17 avril 1931 Varillon l’imite vraiment comme personne. Ce soir, qu’il m’a convié à rencontrer ses enfants, comme il dit, càd les jeunes gens qui écrivent à la "Vie Littéraire" il nous le fait, il nous le joue à ravir ! Lever, dit-il à une heure. Déjeuner rue de Bourgogne, derrière Ch. des Députés, ds 1 petit bistro. Depuis qu'il ne déjeune plus au quai d’Orsay, où 2 folles d'A.F. se sont un jour publiquement battues pour lui. Il travaille ensuite ds son petit app. de la rue de Bourg. jusqu'à 6 heures. A 6 h A.F. commence l'article. De 7 h 1/2 à 9 h il reçoit. A 9 h il dîne de rien : potage, fruit. A 10 h 1/2 imprimerie, jusqu'à 6 ou 7 heures du matin : il fait son courrier. Il se couche à cette heure-là, rue de Verneuil. Varillon est impayable quand il le montre ouvrant avec fièvre son courrier, le meilleur moment de la journée. Que va-t-il trouver ? Il ne se sert pas d’un de ces petits coupe-papiers en bois, comme Varillon lui en a proposé vingt fois. Non, il fait ça avec le pouce et si l'enveloppe ou sa doublure sollicitée d’un, deux, trois côtés, résiste encore, il la réduit alors en miettes, et en fait voler les débris ds la pièce. Ces débris il les ramassera si soudain il trouve 1 billet, et inscrira sur le débris d'enveloppe la somme trouvée en remettant le billet dedans. Il coupe les livres reçus avec son doigt. S'il déchire une page en 2 il épingle les 2 bouts. Pour prendre 1 revue sous une pile de livres, il tire et tout tombe, alors, il appelle, et avec beaucoup de politesse : « Auriez-vous l’obligeance, etc... » La visite à Martigues, août 1931 L.A.S., Taillefer, Saint-Bonnet-le-Château, 14 juillet 1931, Pierre Varillon, 2 pp. in-8 ; Varillon enthousiaste, organisant une rencontre estivale entre Benjamin et Charles Maurras à Martigues + télégramme La Venise provençale, la maison natale de Maurras à Martigues, carte postale 11 petits clichés photographiques de la visite à Martigues, 8 août 1931 : Pierre Varillon au volant d’une automobile ; Charles Maurras dans le jardin de sa propriété ; Charles Maurras et René Benjamin ; Geneviève Ruxton Carnet de poche des notes manuscrites de René Benjamin, 15 x 10 cm, 90 ff., y consigne au crayon bois, au jour le jour, son déplacement et sa visite dans la propriété provençale de Charles Maurras, y capture l'intimité du maître des lieux, et croque avec les mots ce qu’il voit et ce qu’il entend L’écriture conjointe de la biographie Photocopies du brouillon manuscrit original titré « Le Bain de Charles Maurras », écrit entre le 7 novembre 1931 et le 15 avril 1932
À propos de la vente René Benjamin, le Balzacien du 20e siècle
Lieu de vente
Date 06/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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