une sculpture blanche représentant le visage d'un homme sur une surface blanchePhoto 2/13 du lotPhoto 3/13 du lotPhoto 4/13 du lotPhoto 5/13 du lotPhoto 6/13 du lotPhoto 7/13 du lotPhoto 8/13 du lotPhoto 9/13 du lotPhoto 10/13 du lotPhoto 11/13 du lotPhoto 12/13 du lotPhoto 13/13 du lot
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179 - Les derniers instants de René Benjamin, hommages littéraires…

Estimation 1 000 € - 2 000 €
Description
Les derniers instants de René Benjamin, hommages littéraires et artistiques, 1948-1949 Lot de correspondances, éditions originales, masque mortuaire et divers RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET + de 260 L.A.S./P.A.S./L.S., 1948-1949, adressées à Elisabeth Lecoy veuve de René Benjamin et à sa famille au lendemain du décès de René benjamin, dont lettres de nombreux écrivain.es, artistes, journalistes, dont : Simon Arbellot - Marcel Bouteron - Roger Deleplanque directeur des éditions de l’Elan - Emmanuel Fougerat - Antoine de Lévis-Mirepoix - Robert Milliat - Henri Pourrat - Marguerite Storrs - Jean des Vallières - Pierre Varillon - etc L.A.S., Tours, 21 octobre 1948, chanoine Aristide Cormier, récit des derniers instants de René Benjamin Derniers moments de René Benjamin : lundi 4 octobre à 12h30, je fus appelé par téléphone de la clinique auprès de René Benjamin. Venez tout de suite le malade est très mal. J’arrivai cinq minutes après à la clinique. Le médecin m’attendait dans le couloir à la porte de la chambre : Dépêchez-vous me dit-il. J’entrai très ému et mes yeux rencontrèrent aussitôt les yeux de mon ami. Son visage s’éclaira et il me dit : Enfin vous voilà ! Je vous attends pour mourir. Je le confessai et lui donnai l’absolution et lui-même aussitôt après me demanda l’extrême-onction. Alors commença l’agonie la plus bouleversante à laquelle il m’a été donné d’assister. Haletant, car il étouffait, le mourant fit face à la mort en pleine lucidité. Il ne l’a pas défiée car il l’avait d’avance acceptée mais je puis dire qu’il l’a regardée sans faiblesse m’assurant et comptant pour ainsi dire les pas qu’elle faisait vers lui. Qu’elle grande chose que la mort mais que c’est difficile de mourir. Mon Dieu ! Quand est-ce que ce sera fini ? La pensée de Dieu ne le quittait pas. Il me dit encore : Toute ma vie j’ai cherché Dieu. Que je suis en paix maintenant que je l’ai trouvé ! Je l’ai toujours aimé sans le connaître. Je vais le voir enfin. Quelques instants après : La mort est tout près, je ne vous vois plus. Joignant les mains il me dit encore : Dans quelques minutes vous me les joindrez ainsi. Je sens mon cœur faiblir. C’est la fin. Mes enfants, mes enfants, vous tous que j’ai aimés adieu ! adieu ! Il se tut. Ce fut ces dernières paroles. Quelques minutes après ce fut la fin. Il était environ 1h15. Son agonie a duré un peu plus d’une heure... L.A.S., Paris, 5 octobre 1948, René Fauchois écrivain et dramaturge L.A.S., Paris, 5 octobre 1948, Marthe Allard veuve de Léon Daudet L.A.S., Paris, 5 octobre 1948, Maxime Weygand, général et écrivain, académicien L.A.S., 17 octobre 1948, Jean Tharaud écrivain L.A.S., 19 octobre 1948, Alfred Droin romancier et poète L.A.S., infirmerie de la prison, Fresnes, 5 novembre 1948, Louis Thomas écrivain romancier et polémiste 2 L.A.S. Roland Engerand poète et écrivain La Fabrice, Saint-Cyr-sur-Loire, 21 jnvier 1949 ( ) L’enthousiasme, la révolte : ces deux vertus si introuvables en notre époque, tout au moins dans leur noble sens ! Il n’y a plus que de faux enthousiasmes dirigés, des pseudo-enthousiasmes dont le ressort est l’intérêt, et dont le but est de sembler témoigner une vive ardeur envers un sujet qui permet, ceci fait, de passer à la caisse. Il n’y a plus que de viles révoltes contre les nobles valeurs qui s’entêtent à gêner la veulerie ambiante et à compromettre la médiocrité courante, la médiocrité érigée en raison d’Etat. Tout cet échafaudage d’hypocrites calculs, votre père les balaie impérieusement, une fois de plus, dans ses ultimes verbes, tantôt à coup de mots incisifs et profonds, tantôt en empoignant à bras le corps quelques-uns de ces fantoches qui, malgré son mépris pour eux, lui ont fait, tout de même, tant de mal. Ce Descaves, type du « pense-petit », ce cynique et mauvais garçons. Mais comme il se repose, entre temps, dans la joie d’aimer un Léon Daudet, un Sacha Guitry ! Dévoré par son besoin d’admirer et de chérir, par son culte de la grandeur, il s’exulte lorsqu’il peut ceindre un homme de lauriers. Il double même les couronnes ( ) Mon ami Benjamin, tapuscrit unique écrit par son ami pyrénéiste Raymond Ritter (1894-1974) après la mort de René Benjamin, 89 pp. in-4 ; récit de moments de vie partagés avec l’écrivain (conférences, visite d’exposition, excursion, etc), un témoignage unique qui dessine les traits principaux de la personnalité de René Benjamin Masque mortuaire de René Benjamin réalisé par Marie-Thérèse Mabille, artiste tourangelle Croquis à l’encre signé, 24,5 x 29 cm Moulage en plâtre du masque, 24,5 x 15 cm Cliché photographique du masque par le Studio des Cèdres à Tours, 2 exemplaires RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET
À propos de la vente René Benjamin, le Balzacien du 20e siècle
Lieu de vente
Date 06/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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