Premium MDC Monnaies de Collection
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GUINÉE - GUINEA Labé (région du), Fouta-Djalon. Module de 5 …
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GUINÉE - GUINEA Labé (région du), Fouta-Djalon. Module de 5 …
Estimation 750 €
Lot volontaire
Description
GUINÉE - GUINEA
Labé (région du), Fouta-Djalon. Module de 5 francs 1879, Paris (A. Duseaux).
Lec.2 ; Argent - 24,91 g - 36,8 mm - 12 h
Sur la tranche : (losange avec AD et colombe pour A. Duseaux à Paris) et ARGENT 950 M/M. Exemplaire monté avec une bélière. TTB.
Les monnaies ou médailles de Kahel frappées par Olivier de Sanderval portent toutes la date de 1879, veille du premier de ses cinq voyages au Fouta-Djalon. À cette époque, son action relevait d'une initiative strictement privée, menée sans mandat officiel du gouvernement français, celle d'acquérir des terres sur le plateau du Kahel, véritable château d'eau de l'Afrique de l'Ouest et de les relier à la mer par un chemin de fer. Il est donc logique que la conception et la frappe de ces émissions aient également constitué une initiative personnelle. Dans ce contexte, l'inscription en arabe de son nom, « Sanderval », apparaît particulièrement significative : destinée à des interlocuteurs familiers de l'écriture arabe, langue de culture et d'administration des élites musulmanes du Fouta-Djalon, elle permettait de l'identifier clairement auprès des chefs et dignitaires locaux.
Le parcours de Sanderval montre en effet que ses relations avec les souverains du Fouta-Djalon reposaient sur une succession de traités d'amitié, de négociations et d'échanges de présents, jusqu'à l'obtention par l'almamy (le roi) en 1888 de la concession du Kahel assortie, selon les sources, du droit de lever l'impôt et battre monnaie. Dans ce contexte, il est envisageable que ces monnaies ou médailles n'aient pas été destinées à une circulation monétaire effective, mais aient servi de cadeaux honorifiques ou de présents diplomatiques remis aux chefs locaux, à l'instar des Indian Peace Medals distribuées en Amérique du Nord ou des médailles en argent de l'expédition de La Pérouse en juin 1785.
Cette hypothèse pourrait être confortée cet un exemplaire, muni d'une bélière, qui lui aurait permis d’être porté, peut-être par un chef ou un dignitaire local ayant traité avec Sanderval, davantage comme insigne de prestige ou marque d'alliance.
Sources :
Entreprises-coloniales.fr/afrique-occidentale/Aime_Olivier_de_Sanderval.pdf
Jacques DECLERCQ, « Une médaille peu connue du Consulat. La Médaille de la
Fidélité pour les chefs indiens », Articles de phaléristique (revue en ligne), 2025-S-11
https://silentworldfoundation.org.au/object/sf000695/
À propos de la vente
Sélection de monnaies et médailles et collection d'un Amateur bourguignon (partie 2)
Lieu de vente
Date
05/09/2026 à 09h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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