Description
MERMOZ Jean
5 L.A.S. « Petit Jean » (une « Jean »), Paris 1917-1918, à ses grands-parents GILLET ; 12 pages in-8 (bords effrangés à la 4e).
À Paris, sous la menace des bombardements allemands.
6 octobre 1917, il raconte son entrée au Lycée Voltaire : « Nous sommes on ne peut mieux nourris […] Il fallait que je revienne au Lycée pour manger du gigot de mouton, du saucisson et des crèmes. […] A la suite des examens de passage, je suis monté d’une classe que le Proviseur vient de créer et qui porte le nom de Seconde Arts et Métiers. […] Nous avons 7 h de Mathématiques et 9 h de travaux manuels. Tout cela me plaît beaucoup ». Il est bien installé avec sa mère rue de la Boétie…
1918. – 18 février : visite aux Invalides : « Le tombeau de l’Empereur est muré complètement avec des sacs de terre pour le préserver contre les Gothas. On mure aussi la colonne de Juillet ». Récit d’une alerte : « J’ai vu hier soir les phares rouges des avions » ; on se réfugie dans le métro… – 8 avril, il raconte son retour d’Aurillac à Paris, une promenade à bicyclette de la Cité à Montparnasse…
– 14 avril : « Nous sommes habitués maintenant à tout ce qui se passe. Paris est bien mort maintenant, quoique le Printemps met la nature en fête excepté les Parisiens. Ce n’est pourtant pas bien terrible je vous assure : une bombe de temps en temps trouble le silence des rues »… – 20 mai, évocation nostalgique de la Pentecôte à Mainbressy. « Le canon a tonné toute la journée et tonne encore ; mais ce n’est pas de notre côté ; le bruit est sourd […] Bertha se réveille »… Il a réussi sa composition d’anglais, et donne le sujet de sa composition de français. On répare sa bicyclette…
Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ;
- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;
- Puis dans la famille par descendance
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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