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un vieux bout de papier avec des mots écrits dessus, posé sur une table
Premium Artcurial

76 - MERMOZ Jean

Estimation 3 000 € - 4 000 €
Description
MERMOZ Jean MANUSCRIT autographe signé, La Fatale Lumière, Thionville 8 février 1924 ; 7 pages in-fol. (pliures, bords un peu effrangés, légères fentes aux plis). Manuscrit complet d’une nouvelle inédite sur un aviateur. Le manuscrit, à l’encre noire sur des feuillets de papier ligné, présente des ratures et corrections, ainsi que des additions marginales. Le titre primitif La Clarté dans la Nuit a été soigneusement cancellé pour être remplacé par La Fatale Lumière. C’est l’histoire de Jacques, qui perd la vue : « Ainsi donc, c’était fini : ses yeux, bientôt, ne verraient plus la belle lumière du jour. Ce serait la nuit complète, sans trêve… aveugle !... Il allait être aveugle… lui, l’aviateur dont on ne se lassait pas de raconter les brillants exploits du temps de guerre, l’“as” dont ses camarades pilotes saluaient la merveilleuse précision, la virtuosité sans égales ? L’Homme du jour… enfin… N’allait-il pas s’attaquer bientôt au record du monde de l’altitude, à son propre record d’ailleurs, dont on ne lui marchandait pas la pleine confiance de son succès ? »… Alors que son chauffeur le conduit vers le champ d’aviation d’Issy-les-Moulineaux, il aperçoit la femme qu’il aime dans les bras d’un de ses amis… Il monte dans son avion, pour mourir et battre son record : « Cinq mille… six mille… sept mille mètres… […] Autour de lui, au-dessus de lui, le grand calme… Il aurait voulu se fondre dans l’air limpide, transparent, drapé, irisé de mille teintes et il sentait un bien-être inconnu à s’y enfoncer avec délices… […] 11.000 mètres ! À ce moment, il sentit une torpeur indicible le gagner. Alors, de toute la force qui lui restait, il arracha le masque… Sa tête se renversa d’un seul coup en arrière… Les mains crispées par la mort aux commandes, le visage face à l’immensité, Jacques continuait son ascension vers la Lumière »… Le récit se termine par cette annonce des journaux : « Mort de l’aviateur Jacques Lassalle. L’aviateur Jacques Lassalle s’est tué hier matin après avoir atteint la hauteur de 12.500 mètres comme en a pu témoigner le diagramme de son barographe, retrouvé sur le lieu de sa chute. Le corps du malheureux aviateur n’a pu être retrouvé, l’appareil étant complètement carbonisé. Un miracle seul a permis que le barographe ne soit pas réduit en cendre. De cette façon le record a pu être homologué. Encore un qui ne sera pas enlevé de sitôt à la France ! » Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ; - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ; - Puis dans la famille par descendance
À propos de la vente Souvenirs Historiques
Lieu de vente
Date 03/11/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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