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un tas de vieux papiers portant des inscriptions manuscrites sur fond blanc
Premium Artcurial

89 - MERMOZ Jean

Estimation 4 000 € - 5 000 €
Description
MERMOZ Jean 6 L.A.S. « Jean » (une « Mermoz »), Barcelona mars-avril 1925, à sa « Maman chérie » ; 12 pages in-4 et 2 pages in-8, à en-tête de la Nueva Pensión Frascati. Sur les lignes espagnoles, de Barcelone à Casablanca. 12 mars. « Je suis un peu fatigué à cause du travail intensif et du mauvais temps permanent. Le principal est que ça gaze et pour cela, je n’ai pas à me plaindre jusqu’ici. Je voulais te demander si dans les affaires de Pontoise il n’y aurait pas une vieille gabardine ou un vieil imperméable ; ce serait pour voler ; je ne veux pas mettre de cuir pour cela, ça coûte cher et comme nous sommes pleins d’huile à l’arrivée, il serait vite fichu »... – 17 mars. Il va lui envoyer de l’argent. « Dis-moi dans ta prochaine lettre ce dont tu as besoin pour ton divorce ou n’importe quoi. […] Pour ce qui est de mes économies, je vais faire un dépôt à la Société Générale ici […] Je ne pense pas payer d’impôt et c’est très sûr ; j’ai déjà près de quatre mille francs depuis deux mois que je suis ici ; il est vrai que j’ai travaillé dur. Enfin c’est un commencement qui augmentera chaque mois. Jusqu’à mon voyage en France, je laisserai ce dépôt ici. La situation financière de l’Espagne est appelée du jour à l’autre à n’être pas brillante aussi. […] Les papiers militaires ne m’intéressent pas puisque comme pilote civil de compagnie, je suis exempt de périodes »… 1er avril. Il se fait faire un costume de sport. « C’est formidable ce qu’on use, surtout quand on est obligé d’être toujours propre et de faire un métier aussi sale que le nôtre. Pour moi, toujours en route d’un bout à l’autre de l’Espagne. Le beau temps commence à revenir heureusement. Ces deux derniers mois que je viens de passer m’ont un peu fatigué. Je ne me serais jamais imaginé qu’il était possible de tenir l’air par des temps pareils. Je me sens maintenant entièrement sûr de moi-même après ce que je viens de traverser et compte faire de vieux os dans l’aviation »… – 13 avril. « Toujours du travail par-dessus la tête. Je ne démarre plus, pour ainsi dire, du siège de mon taxi. C’en est abrutissant par instant. La ligne de Dakar va ouvrir et on enlève des pilotes dans chaque aéroplane. Rassure-toi, je ne suis pas désigné. Ma présence ici est trop utile en ce moment. Il se pourrait que dans quelques mois j’y aille faire un tour ». Il est convoqué pour la visite au Bourget, mais ne la passera que lors de son congé. Son nouveau costume est « bigarré à souhait, mais […] d’une solidité à toute épreuve »… – 22 avril. Il craint qu’on ne surveille ses lettres. Il aura certainement son congé en août… « je ne risquais pas d’être dans le train qui a déraillé. J’ai eu trois jours de repos ce mois-ci et je fais en sorte que ce soit du repos. Aussi je ne sors pas beaucoup »... Mercredi. « Tu dois encore te faire du mauvais sang. Je suis parti en convoyage et suis revenu par le bateau depuis Alicante. Arrivé ici le soir, il m’a fallu repartir le lendemain à Malaga. Enfin tu sais pas un moment pour t’écrire. Toujours du travail autant qu’on en veut. Je demande mon congé à Toulouse du 15 juillet au 15 août. J’espère et crois qu’on ne me le refusera pas »… Correspondance, nos 43, 44, 51, 52, 47. Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ; - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ; - Puis dans la famille par descendance
À propos de la vente Souvenirs Historiques
Lieu de vente
Date 03/11/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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