Description
MERMOZ Jean
7 L.A.S. « Jean » (4) ou « Mermoz » (3), Barcelone mai-août 1925, à sa « Maman chérie » ; 8 pages in-4 à en-têtes Hotel de Francia (2), Nueva Pensión Frascati et Restaurant-Confiserie Royal à Barcelone, 2 cartes postales (vues de corrida), et 3 pages in-8.
Sur les lignes d’Espagne.
8 mai. Il n’aura son congé qu’en octobre. « Néanmoins je vais demander 8 à 10 jours non payés pour les premiers jours de Juillet. Il faudrait que j’aille à Paris pour ma visite et diverses autres affaires. Et puis cela fait déjà si longtemps que nous nous sommes vus. […] Pour moi, ça marche toujours. Le travail est un peu moins intensif en ce moment parce que nous sommes presque au complet. Je suis tombé en panne avant-hier, sans casse, ni d’appareil, ni de figure avec deux passagers. Je me suis posé normalement sur un bout de plage à 120 km de Barcelone et y ai passé la nuit tranquillement en attendant le dépannage. Un passager anglais avait une bonne bouteille de wisky que nous avons dégusté consciencieusement. Bref, un délicieux imprévu de plus »…
– « Voici quatre jours que je fais Barcelone-Alicante et retour dans la même journée. J’ai enfin un jour de repos et en suis bien content, parce que je suis un peu fatigué. J’ai demandé mon congé du 15 juillet au 15 août. J’espère qu’il me sera accordé parce que je ne l’ai pas volé »... Il voudrait « savoir quand ont lieu les meetings de Lille et de Douai, parce que je ferai mon possible pour y participer, si c’était durant mon congé »...
– 26 mai. « Pour moi toujours en route ; je ne suis pas souvent à Barcelone. Je me fais des mois de 4000 passés en ce moment. Mais tu sais quand même, je me sens un tout petit peu fatigué par moment »…
– 17 juin. Il envisage de reculer son congé « jusqu’à la fin Décembre pour que nous passions les fêtes ensemble à moins que je me rapproche définitivement. Je voudrais avoir mes dix jours. J’irais revoir M. Piémontais et je voudrais voir des camarades à la Cie Franco-Roumaine. Et puis j’ai de l’ambition et des projets, que veux-tu ? Enfin, je resterai ici le temps qu’il faudra parce que je ne quitterai que pour quelque chose de certain et de mieux »...
– 24 août. « Je suis resté une journée à Toulouse puis le lendemain j’ai fait un courrier et viens de rentrer définitivement à Barcelone. Je ne pense pas partir à Dakar maintenant. Il me faut récrire à la Franco-Roumaine au mois de Novembre ou me représenter. J’ai bon espoir. Bref, je me sens un peu cafardeux ; j’ai repris ma vie précédente, mes habitudes même, il me semble presque que je n’ai pas quitté l’Espagne, mais quelques regrets, quelques souvenirs me rappellent à la réalité de l’absence »….
– Samedi soir : « je remonte demain après-midi avec un avion jusqu’à Toulouse. Je compte donc être à Paris Lundi matin »…
– Dimanche. Il n’a pu « toucher encore ce qui m’est dû de mes deux mois. On m’a demandé d’attendre le retour de Latécoère d’Amérique du Sud. On m’a donné cinq cents francs d’acompte. Heureusement que j’ai mon dépôt ici. […] le mauvais temps ne nous laisse pas de répit et je rentre parfois bien fatigué. Quel hiver ! J’attends toujours d’aller à Dakar. J’ai la nostalgie du bled en ce moment »...
Correspondance, nos 53, 49, 55, 57, 62, 76, 32.
Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ;
- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;
- Puis dans la famille par descendance
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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