Description
MERMOZ Jean
L.A.S. « Ton Jean », Casa[blanca] 3 juin 1927, à sa « petite Maman chérie » ; 2 pages in-4.
Sauvetage de son co-équipier Éloi Ville tombé chez les Maures.
Il exhorte sa « petite maman chérie » à aller faire sa cure au Mont-Dore. Il la verra en septembre lors de son congé. Il ne pourra probablement pas aller en France de si tôt : « Deux pilotes ont été relevés dont mon co-équipier et on a besoin de ceux qui restent pour entraîner les nouveaux ».
Il a pu aller « repêcher » son co-équipier, « tombé en panne dans le plus mauvais secteur. J’ai pu me poser en vitesse à peu de distance malgré deux coups de fusil que les Maures m’ont tiré à bout portant à peu de distance… Mon camarade n’a eu que le temps de sauter dans mon appareil et nous avons décollé avec une douzaine de Maures à nos trousses. – Avec un peu de sang-froid, on arrive à s’en tirer. D’ailleurs, je commence à être entraîné à ce genre de sport ».
Il annonce qu’il a une voiture, « une petite 7HP Fiat », qu’un ami lui a cédée « avec promesse de me la reprendre avant de partir en congé au même taux »…
Il ne veut pas que sa mère se fatigue : « J’aurai assez d’argent pour nous deux ».
Il ajoute en post-scriptum : « Ah ! Si on me donnait un appareil, je ferais volontiers la traversée de l’Atlantique moi aussi [allusion à Lindbergh]. Le Colonel Denain va me présenter dans trois maisons, mais ce ne serait que pour l’année prochaine, hélas ! »
Correspondance n° 114.
Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ;
- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;
- Puis dans la famille par descendance
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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