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une vieille lettre écrite par un homme sur un bout de papier
Premium Artcurial

142 - MERMOZ Jean

Estimation 800 € - 1 000 €
Description
MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », La Rochelle 5 novembre 1927, à ses grands-parents GILLET ; 2 pages in-4 à en-tête du Café Français, La Rochelle. Avant d’embarquer pour le Brésil. Il a mené une existence agitée : « D’abord la préparation rapide et secrète de mon raid, les vols de nuit quotidiens, et puis le départ, dix jours à St Louis, le retour, les réceptions un peu partout, la présentation de l’appareil dans tous les grands centres aéronautiques, l’annonce brusque de mon départ presque immédiat pour l’Argentine qui ne me laissa même pas le temps d’aller vous embrasser avant de partir. […] Je devais embarquer à Bordeaux le 3, et puis le bateau ne s’est pas arrêté ; aussi ai-je dû rejoindre La Rochelle pour y prendre le prochain paquebot sur lequel je dois quitter la France demain matin à 8 heures. J’emmène avec moi le même appareil avec lequel j’ai fait 4200 km sans escale. En arrivant, je dois tenter le raid Natal-Bueynos Ayres sans escale. Maman a dû vous dire que si je me suis arrêté à St Louis, ce fut la malchance, une hélice cassée. Sans cela je devais faire la traversée de l’Atlantique avant Costes. C’était trop beau ! Enfin je ne me décourage pas, parce que j’espère bien faire quelque chose l’année prochaine si le diable ne s’en mêle pas. Latécoère m’a donné 10.000 fr de prime en plus de mon mois. C’est une satisfaction toute matérielle ! Enfin tout cela n’est rien. J’aurais tant voulu aller vous embrasser, vous serrer encore une fois tous les deux dans mes bras. […] Demain, ma pensée sera bien près de vous pendant que je m’éloignerai encore un tout petit peu, oh ! si peu ; les distances n’existent plus maintenant ! Je fais encore un pas de plus vers l’Avenir, je poursuis fermement, sans hésitation et sans crainte la route ascensionnelle qui doit me conduire au but que je veux atteindre, vers la lumière d’une destinée que je voudrais brillante. Quand je me retourne et que je vois le chemin parcouru, oh ! cela ne m’éblouit pas, non ! mais je suis content et j’ai confiance »…. Correspondance, n° 127. Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ; - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ; - Puis dans la famille par descendance
À propos de la vente Souvenirs Historiques
Lieu de vente
Date 03/11/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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