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une vieille lettre écrite en cursive sur un bout de papier
Premium Artcurial

176 - MERMOZ Jean

Estimation 800 € - 1 000 €
Description
MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires [fin décembre 1928], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier Via Aeropostal. Rage de devoir renoncer à son raid. Il a enfin reçu ses lettres, « après un mois et demi sans nouvelles... tu comprends que je ne peux pas accepter cela. J’en arrive à me croire un type extraordinaire parce que voici une série de trois lettres que je t’adresse coup sur coup, tandis que toi tu me laisses tomber, et comment ! Surtout que je cafarde dur ! Échanges de télégrammes avec le patron à Paris. Finalement, on me refuse toute autorisation et toute subvention pour cette année, alléguant qu’il est de mon devoir de rester en ce moment en Amérique du Sud où l’on ne peut se passer de moi ! On compte que je vais être obligé d’aller d’ici peu en Bolivie, aux Antilles et dans le sud de l’Amérique du Nord, en Floride, pour étudier le parcours de nouvelles lignes en liaison avec les lignes Nord-Américaines. Aussi, il est nécessaire, dit-on, que je renonce à mon projet de Paris-New York pour le printemps prochain, qu’à mon premier congé en France, on donnera certainement suite à cette idée. On me promet malgré tout un raid dans le courant de l’année, avec un hydravion de la Compagnie, de Marseille à Buenos Aires. J’irai en France passer un mois et tenterai ensuite la traversée. Bref, je rage et suis presque décidé à passer outre. Mon commanditaire est parti pour la France. Si tout s’arrange comme je l’espère, j’offre ma démission. Comme on me la refusera, il faudra bien passer par où je veux. Tout cela, c’est du retard. Je devrais être parti. Enfin maintenant j’attends un télégramme ou une lettre de mon commanditaire. Si ça gaze, je décide mon voyage en moins de huit jours et je me tire. J’ai une occasion de tenter et de réussir quelque chose d’unique. Alors, je n’hésite pas »... Il remercie sa Maman de ses bons vœux. « Il a fallu que ce soit toi qui me rappelles que j’avais 27 ans. C’est vrai, maintenant je m’aperçois que j’ai vieilli d’un an. C’est dommage et c’est chic en même temps. Dommage pour l’aviation, mais pour moi, tant mieux. Il est bon que l’existence passe vite sans que l’on s’en aperçoive, et comme je saurai vieillir, alors ??? »… Correspondance, n° 156. Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ; - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ; - Puis dans la famille par descendance
À propos de la vente Souvenirs Historiques
Lieu de vente
Date 03/11/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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