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deux pages de vieux papier portant des inscriptions manuscrites
Premium Artcurial

192 - MERMOZ Jean

Estimation 1 000 € - 1 500 €
Description
MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Mermoz » et « Ton Jean », Buenos Aires 3 et 17 mai 1929, à sa « Maman chérie » ; 3 pages et demie et 4 pages in-8 sur papier Aeroposta. Traversée de la Cordillère des Andes. 3 mai. Il la rassure. « Je m’en suis encore tiré cette fois d’une belle ! Je n’avais qu’une demie-chance sur 100 de ne pas y rester. Je l’ai tentée. Mais quelle acrobatie !! Cela tient de l’irréalisable, de la légende. Tous les pilotes tombés dans la Cordillière n’en sont pas revenus. Je suis devenu de ce fait phénomène volant et toute l’Argentine clame mes louanges. Je crois qu’il m’arriverait quelque chose que l’on me ferait des funérailles nationales. La colonie française a donné ces jours-ci une grande fête en mon honneur et l’ambassadeur m’y a remis une médaille d’or frappée spécialement à mon intention. La Compagnie m’a fait cadeau de 20.000 fcs. Le comte de la Vaulx m’a fait proposer comme officier de la Légion d’Honneur. Bref, tu vois ma petite Maman qu’il ne faut pas du tout s’en faire. Je me porte bien, si ce n’est mon éternel ver solitaire »… Après son congé, il pense revenir en Amérique du Sud : « pécuniairement il m’est impossible d’avoir mieux ailleurs. Et puis je suis maintenant chef-pilote de toute la ligne et on compte sur moi pour faire les reconnaissances de tous les nouveaux tronçons à créer. Je vais partir en juillet août pour les Antilles avec un hydravion, et il se pourrait même que je pousse jusqu’à New York. Et puis je suis dans l’engrenage. Peut-être allons-nous prendre la ligne d’Indo-Chine. Alors je ne vois pas la fin de mes déplacements »… 17 mai. Il revient « d’un second voyage dans la Cordillière Argentine pour organiser les terrains d’atterrissage de notre ligne du Chili que je vais inaugurer et commencer le mois prochain, mais cette fois avec des appareils spéciaux qui nous arrivent. La ligne va être dure. Plus de 6 h. à 6000 m. d’altitude à l’aller et au retour. Naturellement, en ma qualité de chef pilote, c’est à moi à assurer les courriers du début ; ça ne m’ennuie pas, au contraire. J’aime trop lutter et vaincre. Maintenant que l’on m’appelle ici le Lindbergh Français, noblesse oblige… hum ! Je devais partir auparavant à Cayenne. Nous allons ouvrir une ligne de ce côté. […] On parle de nous donner les concessions de l’Indo-Chine, Siam et Japon, puis Madagascar. Maintenant je suis dans l’engrenage et prévu pour de futurs déplacement »… Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ; - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ; - Puis dans la famille par descendance
À propos de la vente Souvenirs Historiques
Lieu de vente
Date 03/11/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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