Description
MERMOZ Jean
L.A.S. « Jean », Dakar lundi 17 [février 1936], à sa « Maman chérie » ; 1 page et quart in-4.
Après la mort de son fidèle mécanicien Alexandre Collenot (disparu en mer le 10 février, lors d’un vol Natal-Dakar).
Il est bouleversé : « Je ne puis croire à la fin de mon cher vieux Collenot et cependant je n’ai plus aucun espoir. Ils sont entrés dans une trombe d’eau, j’en suis de plus en plus certain : un hydravion allemand vient de disparaître à peu près au même endroit, dans les mêmes conditions, il y a quarante-huit heures : plus de nouvelles. J’ai retardé mon départ pour passer le mauvais temps de jour ; Guillaumet a remis à Natal son départ à demain matin. Il ne faut pas t’inquiéter Maman chérie : il y a longtemps que j’ai parlé du mauvais temps sur l’Atlantique Sud, auquel on n’a jamais voulu croire ! Malheureusement à cette époque, pour croire en quelqu’un ou à quelque chose, il faut un accident : c’es toujours payer trop cher la compréhension des dirigeants officiels ou pas officiels. Je pars avec le Centaure et remonte avec le Santos-Dumont ; je rentrerai ensuite avec le courrier jusqu’à Casa »… En rentrant à Paris, il s’arrêtera à Montélimar « pour voir Madame Collenot : je veux m’occuper d’elle et de ses enfants »…
Provenance : - Jean Mermoz (1901-1936) ;
- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;
- Puis dans la famille par descendance
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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