tableau représentant un groupe de femmes assises sur un canapé dans une piècePhoto 2/26 du lotPhoto 3/26 du lotPhoto 4/26 du lotPhoto 5/26 du lotPhoto 6/26 du lotPhoto 7/26 du lotPhoto 8/26 du lotPhoto 9/26 du lotPhoto 10/26 du lotPhoto 11/26 du lotPhoto 12/26 du lotPhoto 13/26 du lotPhoto 14/26 du lotPhoto 15/26 du lotPhoto 16/26 du lotPhoto 17/26 du lotPhoto 18/26 du lotPhoto 19/26 du lotPhoto 20/26 du lotPhoto 21/26 du lotPhoto 22/26 du lotPhoto 23/26 du lotPhoto 24/26 du lotPhoto 25/26 du lotPhoto 26/26 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium CANNES ENCHERES

8 - Marie LAURENCIN (1883-1956)

Estimation 100 000 € - 120 000 €
Description
Marie LAURENCIN (1883-1956) André Salmon et sa cour - 1910 Huile sur carton marouflé sur panneau parqueté Signé et daté en haut à droite 64 x 85 cm Certificat de l’artiste annoté “Le Poète 1911. André Salmon a côté de la Marie Laurencin, une sorte de sirène et deux personnages. Les Ponts. La Seine. J’habitais 32 rue Lafontaine chez ma mère. Marie Laurencin” Note : Signé et daté par l’artiste postérieurement (probablement après 1945) Provenance : - Vente de la Collection de la Peau de l’Ours, Me Henri Baudoin, Hôtel Drouot, Paris, du 2 mars 1914 (n° 48 du catalogue vendu 475 francs or à Jos Hessel) - Collection Jos Hessel (1859-1942), expert, marchand et collectionneur (un grand nombre de ses tableaux sont maintenant conservés dans des musées internationaux - Galerie Michel Couturier, Paris Expositions : - “Le Cubisme 1907-1914”, Musée National d’Art Moderne de Paris, du 30 janvier au 9 avril 1953 (Exposition historique car c’est la première rétrospective française consacrée au cubisme en tant que mouvement fondateur de l’Art Moderne) - “50 ans de Peinture moderne”, Galerie Europe, Bruxelles, 1956 (n° 29 du catalogue) - “Depuis Bonnard”, Musée National d’Art Moderne de Paris, du 23 mars au 19 mai 1957 (n° 110 du catalogue) -”Von Bonnard bis heute, Haus der Kunst de Munich, du 15 juillet au 24 septembre 1961 (n° 65 du catalogue) Bibliographie : - “Marie Laurencin 1883-1956. Catalogue Raisonné de l’Œuvre Peint” par Daniel Marchesseau, Éditions du Musée Marie Laurencin, Nagano-Ken, 1986 (reproduit sous le n°54 p.71)  Note : Notre tableau a une provenance mythique à savoir la célèbre vente de la Peau de l’Ours du 2 mars 1914. En 1904, un groupe d’amateurs d’art, réunis autour de l’avocat André Level, prit une initiative audacieuse : la création d’une collection collective nommée “La Peau de l’Ours”. L’objectif était aussi simple qu’innovant. Durant une décennie, ces jeunes passionnés allaient acquérir des œuvres d’artistes émergents, principalement des tableaux modernes, en misant sur l’avenir et la découverte de talents. Le projet se distinguait par son esprit avant-gardiste, dans un contexte où l’art contemporain restait encore largement dédaigné. Chaque membre devait contribuer annuellement à hauteur de 250 francs, et un tirage au sort régissait l’attribution des œuvres acquises. Mais l’ambition ne s’arrêtait pas là : dès le départ, il était prévu que cette collection serait mise en vente publique au bout de dix ans. L’idée n’était pas tant de réaliser un profit, mais de soutenir de jeunes artistes en offrant à ces amateurs la possibilité de vivre avec des œuvres, tout en s’assurant que celles-ci seraient, à terme, valorisées sur le marché de l’art. Le groupe comprenait 11 membres aux profils variés, liés par des affinités familiales ou amicales. Ces jeunes collectionneurs expliquèrent leur choix de se concentrer sur l’art moderne dans le catalogue de la vente : les grandes œuvres du passé étaient déjà hors de portée, et ils décidèrent de prendre le pari risqué mais exaltant de soutenir l’art de leur époque. Comme le soulignait la préface du catalogue, ils voulaient “courir les risques que comportent les choses nouvelles” plutôt que de s’attacher à des œuvres déjà consacrées. L’apogée de cette entreprise eut lieu en mars 1914, lors de la vente aux enchères à l’hôtel Drouot. Ce fut un événement marquant dans le milieu de l’art parisien. “La vente commença hier à deux heures sous la direction de Me Henri Baudoin, qui présida les débats, sec, précis et nerveux : il y avait beaucoup de monde, et du monde qu’on n’a pas coutume de voir à l’Hôtel Drouot. Les marchands de tableaux et les amateurs étaient nombreux. La jeune peinture intéresse bien plus qu’on ne croit. Il y avait aussi un grand nombre d’artistes ; ceux qu’on vendait, leurs camarades et leurs amis ; des cubistes, Gleizes et Metzinger, La Fresnaye ; des poètes, Mario Meunier, Alfred Lombard, d’une élégance de dandy, qui est grimpé sur la banquette et se cramponne à la barre d’appui, Max Jacob, vêtu d’une houppelande rouge ; André Salmon suit attentivement la vente et prend des notes ; des journalistes, des curieux”. (André Warnod, “La Vente de la Peau de l’Ours”, Comoedia, 3 mars 1914). Les enchères furent animées et révélatrices des goûts du moment, avec des toiles de Picasso qui atteignirent des prix impressionnants pour l’époque. Les Bateleurs, par Picasso furent adjugés 11 500 francs sous les huées au marchand allemand Thannhauser (aujourd’hui conservé à la National Gallery of Art, Washington). Notre tableau décrit “Groupe de cinq personnes : quatre sont assises vers la gauche, une petite fille est étendue à droite “comme fut vendu 475 francs. les plus hautes enchères furent assurément celles atteintes par les Matisse et les Picasso. Alors que les toiles de Gauguin et de Van Gogh s’enlevaient à 4000 et 4200 francs, celles de Matisse ne descendaient pas au-dessous de 600 et plusieurs montaient à 1850, 2400 et même 5000. Quant à Picasso, il se signalait comme le grand triomphateur de cette vente. L’Homme à la houppelande une ancienne toile encore signée “P.R. Picasso”, fit 1350 francs, cependant que des œuvres de la période bleue, pastels ou toiles, s’enlevaient à 700, 1100 et 1350, des Fruits dans une écuelle à 1200 francs
À propos de la vente Succession Monique Couturier
Lieu de vente
Date 06/10/2026 à 15h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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