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32 - FRANÇOIS HABERT (Actif en France au milieu du XVIIe siècle) …

Estimation 30 000 € - 50 000 €
Description
FRANÇOIS HABERT (Actif en France au milieu du XVIIe siècle) NATURE MORTE AU BOUQUET DE FLEURS, FRUITS, COQUILLAGE, GOBELET DE PORCELAINE, LUTH ET PIÈCES D'ORFÈVRERIE Toile Signé et trace de date en bas vers la gauche sur le pilier de marbre "FRANSISCVS. HABERT. F. 16.. ?" Restaurations anciennes Still life, canvas, signed and dated, with restorations 135 x 165 CM - 53,1 x 65 IN. PROVENANCE Chez Mawson, Londres, en 1847 ; Toujours resté dans la famille depuis le XIXe siècle. BIBLIOGRAPHIE E. Coatalem avec la collaboration de F. Thiéblot, La nature morte française au XVIIe siècle, Dijon, 2014, reproduit en couleur p. 184. Peu de documents d'archives nous sont parvenus sur la vie de ce peintre de fleurs et de fruits. Probablement d'origine flamande, il aurait réalisé son apprentissage dans l'atelier anversois de Jan Davidsz de Heem avant de s'installer à Paris où on le sait actif autour des années 1643-1652. Il fut probablement collaborateur de Jean-Michel Picart qui, dans sa correspondance avec Matthjis Musson, mentionne ses affaires avec "Monsieur Habert" et, par conséquent, marchand de tableaux. Ses œuvres sont mentionnées à deux reprises, une première fois dans l'inventaire des collections de Philippe de Champaigne, comme une "guirlande de fleurs du sieur Habert" acquise pour 100 livres, et une seconde fois dans l'inventaire de tableaux de Monsieur Charles Tardif, secrétaire du Maréchal de Boufflers. Ses œuvres dévoilent une sensibilité et une grande variété iconographique, témoignant de sa proximité avec le style sobre et élégant des peintres de la réalité, notamment de Sébastien Stoskopff, et d'une inspiration flamande, dont celle de Pieter van Boucle, qui vivait lui aussi à Paris. La densité de la composition rappelle la richesse des œuvres de son maître Jan Davidsz de Heem. Figurant de somptueux objets, ce tableau est comme une fenêtre ouverte sur l'opulence du XVIIe siècle à la cour de Louis XIV, avec notamment l'aiguière en orfévrée, qui peut être rapprochée de celle représentée sur la tenture des Maisons Royales réalisée par la Manufacture des Gobelins pour ce dernier d'après des cartons de Lebrun, et conservée au Château de Chambord. Le luth, placé en retrait de la composition, est mis en valeur par de délicats reflets sur sa surface vernie. L'instrument sert de fond pour le nautile, dont la surface nacrée accroche la lumière et guide le regard vers une porcelaine chinoise, qui ajoute à la richesse et au raffinement de la composition.
À propos de la vente TABLEAUX ANCIENS
Lieu de vente
Date 16/06/2026 à 18h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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