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2 - Pierre Paul RUBENS (Siegen, 1577 - Anvers, 1640) La bataille…

Estimation 2 000 000 € - 3 000 000 €
Description
Pierre Paul RUBENS (Siegen, 1577 - Anvers, 1640) La bataille des Amazones Toile 89 cm x 135,5 cm Provenance : Collection particulière, France (Provence), depuis la fin du XXe siècle. Exposition : Rubens, A Master in the Making, Londres, National Gallery, 26 octobre 2005 - 15 janvier 2006, pp. 48-49, n° 4 (notice par David Jaffé). Bibliographie : - Catalogue de l'exposition Rubens and Brueghel : A working Friendship, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum et La Haye Mauritshuis, 2006-2007, n° 33 ; - A.M. Logan, Ruben's Drawings after Julius Held, dans Oud Holland, CXX, nos 3-4, 2007, pp. 160-180 ; - V. Kopecky, Die Beischriften des Peter Paul Rubens. Uberlegungen zu handschriftlichen Vermerken auf Handzeichnungen, Thèse de doctorat, Université de Hambourg, sous la dir. Du Prf. Dr. Martin Warnke, 2008, I, n. 376, II, fig. 51c, pp. 87-89, 124 ; - F. Villemur, " De l'Air ! Les Amazones de Claude Deruet (1588-1660) " dans G. Leduc, Réalité et Représentations des Amazones, conférence à l'Université Charles-de-Gaulle, Lille III, 14-16 June 2007, Paris 2008, n° 10, p. 65-88 ; - K. Lohse Belkin, Copies and Adaptations from Renaissance and later Artists. German and Netherlandish Artists (Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, XXVI.1), London-Turnout, 2009, I, n° 2, pp. 99, 100 ; - D. Jaffé avec la participation de G. Tonelli, Ruben's Massacre of the Innocents. The Thomson Collection at the Art Gallery of Ontario, Toronto, 2009, n° 21, pp. 102, 126, 150 ; - A. Neumeister, Alte Pinakothek : Flämische Malerei, Ostfildern, 2009, p. 282 ; - J. Wood, Copies And Adaptations From Renaissance and Later Artists. III. Artists working in Central Italy and France (Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, XXVI.2), I-II, London-Turnout, 2011, n° 18, pp. 217, 220 ; - K. Brosens, Subjects from History : The Constantine Series (Corpus Rubenianum Ludwig Burchard XIII. 3), London-Turnout, 2011, n° 20, p. 203 ; - M. Daiman, " Peter Paul Rubens : Broker of Peace, Painter of Violence ", dans Aspects of Violence in Renaissance Europe, Burlington - Aldershot, 2013, pp. 151-184 ; - E. McGrath, G. Martin, F. Healy, B. Schepers, C. Van de Velde, K. de Clippel, Corpus Rubenianum Jacob Burchard, part XI, Mythological Subjects 1. Achilles to Thr Graces, vol. 1, Bruxelles, 2016, pp.132-140, n° 7 (notice par Bernt Schepers), repr. en couleur vol 2, fig. 71 et cité p. 6. Découvert par David Jaffé en 2005, notre tableau est à l'origine de l'exposition de la National Gallery de Londres sur le génie précoce dont témoignent les débuts de Rubens. De nombreuses recensions élogieuses ont salué l'importance de notre œuvre, il y a vingt ans (voir la bibliographie du Rubenianum). Dès sa jeunesse, Rubens a peint des compositions mêlant plusieurs dizaines de figures nues et habillées, en mouvement, preuve d'une ambition et d'une virtuosité précoce assez surprenante. Leurs sujets sont tirés de l'Antiquité grecque et romaine. Le combat des Amazones, femmes égales des hommes, courageuses, belles et vaillantes guerrières seulement parées d'un drapé de couleur, contre les cavaliers grecs en armure, a tout particulièrement intéressé Rubens puisqu'il l'a traité à plusieurs reprises. Une première fois à Anvers, en collaboration avec Jan I Brueghel (Postdam, château de Sanssouci, ill. 1) vers 1597-1598, la nôtre lorsqu'il séjourne à Mantoue vers 1603-1606, puis encore dans une célèbre version tourbillonnante en 1618 (Munich, Alte Pinakothek, ill. 2). Entre les deux premiers tableaux de jeunesse, la composition a été totalement révisitée. Au lieu d'un décor boisé de style flamand, Rubens a ici opté pour un paysage plus italianisant, avec une grande attention portée au jeu de la poussière montante au-dessus de la bataille et de la lumière du soleil scintillant à travers les nuages. Le pont en arc, déplacé de la droite vers la gauche, mis en valeur, est une porte d'entrée dans le champ de bataille, préludant à tout un ballet de lances qui hachent le second plan. Comme une vague géante, la cavalerie grecque déferle sur le rivage, descend le pont, écrasant tout sur son passage. Animaux et êtres humains forment une grande diagonale puissante qui vient s'écraser au premier plan en formant une pyramide avec, à son sommet, un cavalier grec tête nue. Du sommet de cette pyramide, deux chevaux se séparent et guident le regard vers la frise de corps tourbillonnant au premier plan. Le premier plan est traité comme une frise de sarcophage antique. Au travers un prétexte mythologique, Rubens peint une scène de bataille à son paroxysme, sujet de prédilection à la Renaissance. Malgré l'horreur des têtes tranchées et des corps empalés, la palette confère à la scène une dimension onirique. On peut presque entendre les cris s'échappant des bouches béantes et le fracas des trompettes, tandis que chevaux et cavaliers sont décimés par la phalange descendante de lances.
À propos de la vente Tableaux anciens - Arts Décoratifs
Lieu de vente
Date 16/06/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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