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Premium Maître François RAULT & THIERRY - LANNON et Associés

376 - Charles FILIGER (1863-1928) La Maison du Pen-Du, seconde moi…

Estimation 120 000 € - 150 000 €
Description
Charles FILIGER (1863-1928) La Maison du Pen-Du, seconde moitié de 1890 Gouache recto-verso et traits au crayon de mise au carreau sur carton, signée en bas à gauche : FILIGER 19,5 x 29,5 cm Au verso : Étude de trois adolescents, vers 1891 Gouache sur carton 19,5 x 29,5 cm Provenance : - Collection Maxime Maufra : probablement un échange entre Filiger et Maufra en septembre 1891 contre la peinture Vue du port du Pouldu (ou La Jetée) de 1891 (collection particulière) - Collection de son fils Émile Maufra - Collection de son petit-fils Yves Maufra jusqu’en 2022 puis par descendance Expositions : - 1950 : Quimper, musée des beaux-arts, 1950, juillet – septembre 1950, Gauguin et le groupe de Pont-Aven, n° 80, Paysage. - 1953 : Pont-Aven, Hôtel de Ville, 16 août – 13 septembre 1953, Commémoration du cinquantenaire de la mort de Paul Gauguin (1848-1903), n° 15, Paysage breton. - 1958 : Quimper, musée des beaux-arts, 6 juillet – 30 septembre 1958, Hommage à Sérusier et aux peintres du groupe de Pont-Aven, n° 107 p. 21, Paysage au Pouldu. - 1961 : Saint-Denis, musée d’histoire et d’art, 8 avril – 4 mai 1961, La Bretagne, n° 35, La maison de Marie Henry au Pouldu. - 1961 : Pont-Aven, Hôtel de ville, 8 août – 14 septembre 1961, Gauguin et ses amis, n° 74, Paysage de Bretagne. - 1966 : Vannes, musée de Limur, 11 juillet – 30 septembre 1966, Rétrospective Henry Moret – Emile Jourdan – Roderic O’Conor – Wladislaw Slewinski – Documents inédits sur l’école de Pont-Aven, n° 141, La maison du pendu au Pouldu. - 1978 : Quimper, musée des beaux-arts, 15 juillet – 16 octobre 1978, Rennes, musée des beaux-arts, 24 octobre – 31 décembre 1978, Nantes, musée des beaux-arts, janvier – mars 1979, L’École de Pont-Aven dans les collections publiques et privées de Bretagne, n° 35, repr. recto, La Maison du pendu, paysage parabolique et du verso. - 1981 : Saint-Germain-en-Laye, musée départemental du Prieuré, 14 novembre 1981 – 15 février 1982, et Quimper, musée des beaux-arts, 5 mars – 30 avril 1982, Charles Filiger, dessins, gouaches, aquarelles, n° 18 p. 45, repr. du recto p. 18 et 45, La Maison du Pendu I et du verso p. 44. - 1988 : Plougastel-Daoulas, Maison du Patrimoine, juillet – août 1988, Hommage à Filiger, n° 5 p. 15, repr. du recto p. 15 et du verso p. 19. - 2003 : Pont-Aven, musée, 28 juin – 29 septembre 2003, Kenavo monsieur Gauguin !, n° 18 p. 68, repr. p. 34 et 69 pour le recto et p. 68. Bibliographie : - Alfred Jarry et les Arts, « Charles Filiger en 1894, à propos de la rencontre avec Alfred Jarry au Pouldu », actes du colloque de Laval, 2007, Paris, Société des amis d’Alfred Jarry, et Tusson, De Lérot, 2007, illustration IV du recto - Grossvogel Jill Elyse, Claude-Emile Schuffenecker, catalogue raisonné, supplément, édition de l’auteur, Chicago, 2008, reproduction des Trois adolescents p. 14 - Jacob Mira, Filiger l’inconnu, Paris, Édition du Bateau Lavoir, 1989, pour le recto n° 80 p. 176 (l’auteur confond les deux versions : la repr. p. 61 est celle du cat. 47) et pour le verso n° 19 pp. 162-163, repr. p. 25. - Kobler Virginie Lee, Charles Filiger, synthetist, symbolist and recluse, thèse, Seattle, University of Washington, juin 1981, repr. XXVII p. 141 du recto. La Rochefoucauld Antoine de, « Filiger », Le Cœur, juillet-août 1893, p. 6. - Puget Catherine, Jaworska Wladyslawa et Delouche Denise, Gauguin et ses amis à Pont-Aven, édition Le Chasse-marée / ArMen, Douarnenez, 1989, repr. p. 60 du recto. - Puget Catherine, « Charles Filiger 1863-1928 », Petite Encyclopédie des peintres de Bretagne, Morlaix, Le Télégramme, 2001, p. 2, repr. couverture et p. 3 du recto. - Thomas Gilda, « Un certain Charles Filiger », L’Œil, n° 321, 1982, repr. p. 45 du recto. L’histoire est belle : Gauguin, Filiger, Sérusier et De Haan rompent avec leur isolement au Pouldu pour venir fêter le 14 juillet 1890 à Pont-Aven. Á l’auberge Gloanec, ils passent la soirée avec quelques peintres installés sur place dont Maxime Maufra. Celui-ci est tellement marqué par ce contact qu’il décidera plus tard de se rendre au Pouldu. Malheureusement Gauguin vient de partir et Filiger est seul dans la Buvette de la Plage. Mais celui-ci, témoin de toutes les recherches engagées depuis 1888, peut lui en parler et lui montrer les œuvres de Gauguin laissées en dépôt. Sans compter le décor de la salle à manger encore en place. Cela décidera Maufra à revenir l’année suivante durant plusieurs mois, et il y développera ses relations avec Filiger qui deviendra un ami. Les deux peintres vont échanger des œuvres, une Vue du port du Pouldu pour l’un, La Maison du Pen-du pour l’autre. La gouache offerte par Filiger est une étude « de travail », double face, d’un côté la maison du Pen-du au Pouldu, de l’autre trois adolescents. Courant 1890, plutôt vers la fin de l’année, Charles Filiger a dessiné la « maison du Pen-du », en breton « tête noire », ou « maison isolée », située à l’extrémité de la plage des Grands Sables au Pouldu sur un promontoire rocheux, à quelques centaines de mètres de la Buvette de la Plage où il demeure. Sa gouache avec mise au carreau, est sans doute le résultat de plusieurs études au crayon aujourd’hui perdues ou détruites. Elle témoigne parfaitement de la nouvelle technique du peintre développée au contact de Gauguin, en particulier la juxtaposition d’aplats colorés aux formes simplifiées. Puis il dessine fin 1890 à la gouache une version un peu plus grande, H. 25 – L. 37,5 (collection particulière) qui figurera au Salon des XX à Bruxelles au printemps 1891. Cette dernière œuvre est signée « Filliger » avec deux l, suivant son nom d’état-civil, comme il le faisait alors. Par contre, lorsque Filiger va offrir à Maufra l’étude avec mise au carreau, il va la signer alors « Filiger » avec un seul l, ce qui est devenu sa signature depuis peu. Trois études d’adolescents ont été dessinées au verso vers 1891, sans doute pour des raisons d’économie de papier. Filiger a trouvé sur place au Pouldu des jeunes garçons et filles qui lui servent de modèles, en particulier pour des scènes religieuses qu’il imagine sur place. On retrouve en particulier ce type d’adolescent, remarquable par son caractère androgyne et sa coiffure, dans des œuvres comme Saint Jean-Baptiste (collection particulière) ou la Vierge aux anges (collection particulière). Maufra conservera toute sa vie cette gouache de Filiger, à la fois comme l’un des rares paysages de son ami, mais sans doute aussi comme le souvenir d’une période bénéfique durant laquelle il a évolué radicalement, s’appropriant les principes du synthétisme pontavénien. André Cariou
À propos de la vente TABLEAUX MODERNES & ECOLES BRETONNES (Seconde Partie)
Lieu de vente
Date 18/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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