une statue représentant une vache surmontée d'un vasePhoto 2/3 du lotPhoto 3/3 du lot
Premium QUAI DES ENCHERES - Alexandra Chaillou & Jerome Duvillard commissaires-priseurs Associés

Rare vase rituel en bronze et incrustations d’or et d’argent…

Estimation 10 000 € - 20 000 €
Description
Rare vase rituel en bronze et incrustations d’or et d’argent, Xizun Chine, XVIIe/XVIIIe siècle En forme de tapir debout, la gueule entrouverte sous un museau recourbé, les oreilles évasées, le cou ceint d’un collier orné de motifs de ruyi et de rinceaux stylisés, le corps et la tête décorés de rinceaux végétaux et de volutes, le dos supportant un vase Gu H. : 29 cm L. : 28 cm Poids : 4 kg Provenance : Collection particulière, Mâcon (Expert : Cabinet Delalande - Paris) Les xizun (牺尊), vases rituels zoomorphes destinés aux cérémonies sacrificielles, trouvent leur origine dans les bronzes des dynasties Shang (XVIe-XIe siècle av. J.-C.) et Zhou (XIe siècle-221 av. J.-C.). Le terme xi (牺) désigne un animal sacrificiel offert lors des rites ancestraux, tandis que zun (尊) désigne un vase destiné à contenir le vin des libations. Parmi les formes les plus remarquables de ce répertoire figurent les vases représentant des animaux réels ou imaginaires, dont les modèles les plus raffinés furent produits à l’époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), souvent enrichis d’incrustations de métaux précieux. L’identification de l’animal représenté demeure aujourd’hui encore sujette à débat. Décrit tour à tour comme un rhinocéros, un animal fantastique ou un tapir, il présente des caractéristiques empruntées à plusieurs espèces. L’hypothèse du tapir a souvent été avancée en raison de la morphologie du museau et de la silhouette générale de l’animal. Les découvertes archéologiques ont en effet démontré que cet animal était autrefois présent sur le territoire chinois avant de disparaître progressivement À partir de la dynastie Song (960-1279), la redécouverte des bronzes antiques suscita un profond engouement parmi les lettrés et les collectionneurs. Ce goût pour l’Antiquité, connu sous le nom de fanggu (仿古), favorisa la reproduction et la réinterprétation des formes archaïques. Sous les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), les xizun devinrent des objets de collection particulièrement appréciés, exposés dans les cabinets de lettrés et les salles de réception comme symboles d’érudition et de bon goût. Le présent vase illustre parfaitement cette tradition archaïsante. Réalisé en bronze et rehaussé d’incrustations d’or et d’argent, il reprend la silhouette puissante des modèles anciens. La tête dressée, les oreilles largement déployées et le corps solidement campé sur quatre membres robustes lui confèrent une présence remarquable. Le collier à décor de ruyi ainsi que les rinceaux et volutes incrustés animent avec élégance la surface sombre du bronze. Par la qualité de sa fonte, la richesse de son décor et la profondeur de sa patine, cet exemplaire constitue une interprétation particulièrement réussie des grands vases zoomorphes de tradition archaïsante. Un xizun en bronze incrusté d’or et d’argent daté de la dynastie Ming (1368-1644) est conservé au musée Cernuschi, Paris, sous le numéro d’inventaire M.C. 583. Pour une comparaison de forme, on pourra également se référer à un xizun supportant un vase hu, en bronze et émaux cloisonnés, daté de l’époque Qianlong (1736-1795), conservé au National Palace Museum de Taipei.
À propos de la vente TRESORS DU QUAI
Lieu de vente
Date 02/07/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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