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Premium KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE
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Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris, 1755‒1842).
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Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris, 1755‒1842).
Estimation 60 000 € - 80 000 €
Lot volontaire
Description
Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris, 1755‒1842).
Portrait de Charlotte-Jeanne Béraud de La Haye de Riou, marquise de Montesson (1738‒1806).
Pastel sur cinq feuilles de papier marouflées sur toile ovale.
Signé et daté en bas à droite « Mde Le Brun / 1779 ».
80 × 63,5 cm.
(Restaurations anciennes)
Cadre d'origine (accidenté).
Provenance :
- Collection de la modèle, la marquise de Montesson, veuve morganatique du Premier prince de sang, Louis-Philippe d'Orléans (1725‒1785) ;
- Par héritage à son chevalier servant, Jean-Baptiste Cyrus de Timbrune de Thiembronne, général comte de Valence (1757‒1822). Il épouse en 1784 Pulchérie-Félicité-Edmée-Nicole Brûlart de Genlis (1767‒1847) ;
- Collection de leur fille Louise-Rose-Aimée de Timbrune-Thiembronne de Valence (1789‒1860). Elle épouse à Bruxelles en 1816 Étienne Maurice, comte Gérard, maréchal de France (1773‒1852) ;
- Collection de leur fils, Louis-Maurice-Fortuné, comte Gérard (1819‒1880) ;
- Collection de sa fille Louise-Rose-Etiennette, dite Rosemonde Gérard (1866‒1953). Elle épouse en 1890 Edmond Rostand (1868‒1918) ;
- Collection Edmond Rostand ;
- Toujours resté dans la famille par descendance.
Bibliographie :
- Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, de l'Académie royale de Paris, de Rouen, de Saint-Luc de Rome et d'Arcadie, de Parme et de Bologne, de Saint-Pétersbourg, de Berlin, de Genève et Avignon, Paris, 1835, vol. I, pp. 143‒144 ;
- W. H. Helm, Vigée-Lebrun 1755‒1842 : Her Life, Works and Friendships, Londres et Aylesbury, [1915], pp. 61 et 212 ;
- G. Haroche-Bouzinac, Louise Élisabeth Vigée Le Brun : Histoire d'un regard, Paris, 2011, p. 88 ;
- Catalogue de l'exposition, Élisabeth Louise Vigée Le Brun, sous la dir. de J. Baillio et X. Salmon, Paris, Grand Palais, Galerie nationales, New York, The Metropolitan Museum of Art, Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, 2015‒2016, cité sous le n° 83 p. 214 (localisation inconnue) ;
- Catalogue de l'exposition Cent Portraits pour un siècle. De la cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, sous la direction de X. Salmon, Versailles, musée Lambinet, 6 novembre 2019‒1er mars 2020, cité sous le n° 22, reproduit fig. 1 page 57 ;
- Site web de Neil Jeffares consulté en juillet 2025, Dictionary of Pastellists, n° J.76.3055.
Notre pastel est le pendant du Portrait du 'Premier Prince de sang', Louis Philippe de Bourbon, duc d'Orléans, dit 'le gros duc', portant les insignes des ordres du Saint-Esprit, de la Toison d'or et de Saint-Louis (pastel 80 × 61 cm, signé et daté 1779, Paris, collection particulière). Ces deux pastels sont les deux portraits originaux, certainement peints en présence des modèles commandés en 1779 et payés 480 livres chacun. Jusqu'à aujourd'hui, nous ne connaissions que le Portrait du duc, notre pastel étant resté en possession de la marquise puis de la descendance de son ami de cœur, le comte de Valence.
Charlotte Jeanne Béraud de La Haye de Riou épouse en 1754 le marquis Jean-Baptiste de Montesson, de 50 ans son aîné, qui l'introduit à la cour de Versailles. Sa fortune s'accrut considérablement à la mort de son frère unique, le marquis de la Haie de Riou, gentilhomme et officier supérieur de gendarmerie, qui fut tué à la bataille de Minden (1759). L'excellente réputation de Madame de Montesson, sa beauté, ses talents, son amabilité et la bonté de son caractère la firent rechercher dans le monde. Devenue veuve en 1769, la marquise contracte un second mariage, secrètement, le 23 avril 1773, avec le duc Louis-Philippe d'Orléans, dit Le Gros (1725‒1785), père de Philippe-Égalité et grand-père du roi Louis-Philippe. Son fils, alors duc de Chartres, s'oppose fermement à cette union, considérée comme mésalliance. Le roi Louis XVI autorise le mariage, à la condition qu'il demeure secret aussi longtemps que possible. Charlotte Jeanne devient ainsi épouse morganatique, sans pouvoir porter le titre de duchesse d'Orléans, ni jouir du rang de première princesse du sang. Le couple mène alors une vie retirée au château de Raincy et à celui de Sainte-Assise à Seine-Port (Seine-et-Marne). À la mort du duc d'Orléans en 1785, le roi interdit à la marquise de porter un deuil voyant ou d'en faire porter à ses domestiques. Elle souffre profondément de ce manque de reconnaissance officielle. Femme de lettres et mécène reconnue, Charlotte Jeanne Marquise de Montesson meurt le 5 février 1806.
Élisabeth Vigée Le Brun a exécuté deux portraits originaux, au pastel et cinq répliques tant au pastel qu'à l'huile. Les deux pastels du Louvre (acquis en 2014) sont deux des cinq répliques qu'Élisabeth Vigée Le Brun.
Exécutés rapidement (le duc ne porte pas la Toison d'or) et payés moins chers, ils étaient destinés à être offerts au marquis de Roncherolles, premier gentilhomme de la Chambre du duc d'Orléans.
Nous remercions Joseph Baillio de nous avoir confirmé l'authenticité d'après un examen de la photo numérique de haute définition en septembre 2025, de nous avoir éclairé sur la bibliographie et la provenance et d'avoir rapproché notre pastel de son pendant, le Portrait du duc d'Orléans, dont l'exécution fut commencée par Vigée Le Brun au château du Raincy. La provenance des deux oeuvres est la même jusqu'à la comtesse Gérard, née de Timbrune de Thiembronne. Une attestation de Joseph Baillio sera délivrée à l'acheteur.
À propos de la vente
Vente de prestige : tableaux anciens et modernes, mobilier et objets d'art, Arts Premiers Afrique et Océanie
Lieu de vente
Date
06/11/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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