Galerie Dreyfus
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BERNARD BUFFET (PARIS, 1928 – TOURTOUR, 1999)
Treboul, le cl…
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BERNARD BUFFET (PARIS, 1928 – TOURTOUR, 1999)
Treboul, le cl…
Estimation 100 000 € - 125 000 €
Lot volontaire
Description
BERNARD BUFFET
(PARIS, 1928 – TOURTOUR, 1999)
Treboul, le clocher et le rue Vieille (Finistère)
1975
Huile sur toile
89,5 x 130,2 cm.
Signé en haut à gauche et daté en haut à droite ;
au verso titré et inscrit « AH66
»
Provenance
Galerie Martal Ltée., Montréal
Collection privée, Montréal (acquis du précédent en 1984)
Certificat
Galerie Maurice Garnier, Paris.
Dans un équilibre subtil, les façades de cette rue bretonne se répondent par leurs
masses et leurs dessins. La rue fortement dénivelée qu’elles bordent se scinde en deux pans
séparés par un parapet. Occupant chaque côté du tableau, de façon asymétrique, les rangées
de maisons s’alignent rectilignes à droite mais s’espacent à gauche, séparées par un porche
ouvrant sur une cour. Par cette trouée, entre une lumière qui, dans sa progression, projette
au sol des ombres exagérément longilignes. C’est pour leur rôle plastique que le peintre les a
ainsi étirées afin qu’elles contrebalancent les silhouettes élancées des arbres et du clocher de
la chapelle Saint-Jean, qui se dressent au centre du tableau. Dans cette trame d’abscisses et
d’ordonnées qui lui est coutumière, Bernard Buffet, trace, aligne et quadrille sa toile de son
dessin rectiligne. Si, dans ce paysage, son trait noir et incisif se fait plus discret, on le devine,
sous-jacent, dans l’ordonnancement de son dessin structuré, presque orthogonal. C’est aussi
dans le choix d’une palette nuancée de gris, qu’on retrouve la sobriété du peintre. A la masse
froide vert sombre des feuillages, répondent les teintes plus chaudes de l’ocre et du kaki des
blocs de granite qui dessinent les arêtes des bâtiments. Seul élément épargné par l’ajout de
gris, le ciel d’azur traversé de nuées blanches traduit la luminosité d’une journée d’été en
Bretagne.
Bernard Buffet (1928-99) est sans conteste l’un des peintres français les plus prolifiques de sa
génération, touchant à tous les registres de l’aquarelle à la lithographie. Venu très tôt à la pein-
ture, il entre à 15 ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et expose son premier tableau trois ans
plus tard. Le succès est vite au rendez-vous. Son style, très caractéristique, se définit par un gra-
phisme noir et anguleux qui cerne les formes et strie souvent ses arrière-plans de hachures sac-
cadées. Sa signature en est comme le manifeste. Qualifié d’expressionniste, son trait, nerveux,
dégage une certaine mélancolie, comme en témoigne sa série de portraits de clowns tristes
qui émaille sa carrière. Portraitiste, paysagiste, peintre de natures mortes... Buffet s’essaye à
tous les genres, à toutes les techniques et toujours avec succès. La composition de ce paysage
obéit aux mêmes principes de construction que ses autres toiles toujours solidement soutenu
par un dessin maitrisé.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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