Galerie Dreyfus
19
-
D´ALESIO ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE S.
19
-
D´ALESIO ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE S.
Estimation 50 000 € - 63 000 €
Lot volontaire
Description
D´ALESIO
ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE S.
Paire de Scènes fluviales
Vers 1640
Huiles sur toile
50 x 40 cm.
Signée en bas à droite
D’une rive à l’autre… ces deux vues d’embarcadères, en miroir, forment les pendants
d’un même paysage fluvial et pourraient constituer l’embouchure d’un même fleuve. L’œil
circule d’un panneau à l’autre cherchant similitudes et dissemblances, comme dans un
jeu des sept erreurs. L’effet de symétrie prédomine avec ces deux barques au premier plan,
appelées à bientôt se croiser, un même battelier pour les guider, debout à l’arrière. Elles
offrent la continuité d’un pont et témoignent d’un trafic important, par bacs. De même,
sur les rives on constate des échos d’un tableau à l’autre, telle la figure assise au premier
plan qui fixe le spectateur, mais encore les couples, sis à proximité. La rive de droite semble
cependant plus fréquentée, mais un cavalier se démarque sur celle de gauche. Toutefois, ce
sont surtout les architectures qui encadrent et structurent cette paire, d’une façon similaire,
et lui apportent leur uniformité. Au centre de chaque tableau, une tour, ronde ou carrée,
marque le point d’ancrage au pied duquel s’accrochent quelques maisons formant hameau.
A chaque extrémité, la facade sombre d’une bâtisse ferme la composition. La répartiton
de la lumière obéit aux mêmes lois symétriques ; premiers plans dans la pénombre, trouée
lumineuse à l’horizon. Le ciel bleu, zébré de nuages jaunes s’organise aussi en pendants.
Entre paysages de marine et scènes de genre, ces tableaux s’inscrivent parfaitement dans la
grande tradition de la peinture du siècle d’or hollandais. Les personnages vêtus à la mode du
XVIIe s. évoluent dans un cadre paysager aux accents bucoliques. La lumière dorée qui baigne
les deux compositions, met en valeur une gamme de couleurs vives et gaies où les rouges et
les bleus des vêtements ponctuent les scènes avec une certaine régularité. Le ciel d’un bleu
lapis lazuli, traversé de nuées dorées, laisse deviner un soleil sur son déclin, offrant ainsi le plus
bel éclairage, la golden hour. Rien n’est ici vraiment réaliste car il s’agit plutôt de proposer une
vision pittoresque, sereine et narrative d’une vie quotienne où l’œil se prend à imaginer des
anecdotes, inventer la vie des personnages, rêver l’état d’une société idéale, de celle à laquelle
pouvait prétendre la Hollande prospère du XVIIe siècle.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi