Galerie Dreyfus
26
-
ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE SIÈCLE
Scène de marché
Huile sur …
26
-
ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE SIÈCLE
Scène de marché
Huile sur …
Estimation 18 000 € - 23 000 €
Lot volontaire
Description
ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVIIE SIÈCLE
Scène de marché
Huile sur toile
71,50 x 97 cm
Trace de signature en bas au centre
C’est le long d’une étroite bande, que se déploie cette scène de marché. Coincés entre
l’étendue terreuse du premier plan et la masse d’un ciel tourmenté, ces personnages semblent
cantonnés dans un espace qui les dépassent, au point que leurs activités pourraient sembler
hors – sujet, comme si le peintre souhaitait donner la primeur à une nature au sein de
laquelle l’homme occuperait une moindre place. Ici, quelques rares bâtiments alternent avec
des tentes provisoirement dressées. C’est jour de marché mais dans un lieu non déterminé,
à l’écart de la ville dont on aperçoit au loin tour et clocher. Renforçant cette ruralité, la
palette de couleurs ocres et brunes fond la végétation, les hommes et leur habitat dans une
même atmosphère terreuse. Aussi la présence du rouge dans la cape de cet homme à gauche
lui confère – t – il un rôle singulier, celui de quelque riche personnage venu acheter une
monture auprès du maquignon avec lequel il s’entretient. Il semble, en effet, s’agir d’un
marché aux chevaux, comme le laisse à penser les trois spécimens au premier plan.
Selon un parti – pris pictural propre à la peinture hollandaise du XVIIe s., cette composition
accorde au ciel la primauté en lui réservant les deux tiers de la toile. Entre scène de genre et
paysage, les peintres développent, en effet, toute une gamme de sujets où une observation
précise de la nature leur permet de restituer la planéité de leurs paysages aux ciels imposants
aussi bien que les activités quotidiennes de leurs contemporains non exempte d’une certaine
trivialité. Car le choix de la religion réformée par les Provinces – Unies conditionne les sujets à
représenter. A l’interdiction de peindre la divinité et son aréopage de saints, on compense par
des sujets plus prosaïques inventant ainsi la scène de genre et la peinture de paysages, ainsi
que les natures mortes aux allures de vanité. Profanes, si ces nouveaux genres adressent par-
fois à leurs contemporains pour quelques messages moraux ou symboliques, ils constituent
aujourd’hui des témoignages de premier ordre sur cette société hollandaise dont l’apogée au
XVIIe s. lui valut son titre de siècle d’or.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi