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Galerie Dreyfus

29 - HENRI FANTIN-LATOUR (GRENOBLE, 1836 – BURÉ, 1904) Aubépines …

Estimation 75 000 € - 90 000 €
Description
HENRI FANTIN-LATOUR (GRENOBLE, 1836 – BURÉ, 1904) Aubépines Roses 1871 Huile sur toile 50 x 39 cm. Signée et datée en haut à droite « Fantin 1871 » Provenance Edwin Edwards, Londres Williams & Son, Londres Collection privée, Ecosse Collection privée, Royaume-Uni Vente Sotheby's, Londres, 6 mai 1959, lot 113) Frost & Reed, Londres (acquis lors de la vente ci-dessus) Herbert Wilcox, Londres Vente Sotheby’s Parke Bernet, Los Angeles, 4 février 1975, lot 301 Collection privée, New York. Littérature Mme Fantin-Latour, Catalogue de l'œuvre complet de Fantin-Latour, Paris, 1911, no. 528, p. 65. Ce tableau sera inclus dans le catalogue raisonné des peintures et pastels de Fantin-Latour de la Galerie Brame & Lorenceau en préparation. Expertise : Brame & Lorenceau, Paris. Surgissant dans le cadre, cette branche fleurie d’aubépines rouges éclate de fraicheur. Ses petites fleurs en forme de roses pétillent à la surface de la toile. Nul vase ne pourrait, semble-t-il, contenir la vigueur de cet arbuste sauvage. Utilisant son tableau comme une « fenêtre ouverte sur le monde », Fantin-Latour saisit ici un brin de nature brute comme si cette branche dépassait de l’embrasure d’une fenêtre. Mais le fond sombre est là pour nous rappeler qu’il s’agit de peinture. Si le traitement est réaliste, il se veut aussi pictural. La touche est toujours montrée, affirmée. Ce fond monochrome, indéfini et neutre sert de mise en valeur. Aux couleurs, en premier lieu, et à la luminosité que captent ces fleurs ; mais aussi aux volumes, délicats et légers, de ce branchage dont l’ombre est subtilement projetée en arrière, pour ancrer davantage ces fleurs dans une matérialité. Fantin-Latour, ici encore, n’a pas son pareil pour fixer la vie d’une flore fraichement cueillie, pour éterniser l’éphémère. C’est le printemps tout entier résumé à un bouquet. Henri Fantin-Latour (1836-1904) est un peintre français formé par son père, portraitiste, dont il acquiert un grand talent pour ce genre. Il poursuit ensuite son éducation à l’Ecole des Beaux- arts de Paris. Familier du Louvre, où il copie les grands maitres, il se passionne pour la peinture vénitienne et son traitement de la lumière, notamment chez Titien et Véronèse. Il se lie d’amitié avec Edouard Manet, Berthe Morisot puis James Whistler qui l’emmène en Angleterre et l’intro- duit auprès d’une clientèle qui s’entiche de ses natures mortes et de ses fleurs. Ami du peintre réaliste Gustave Courbet mais aussi proche du cercle des Impressionnistes, il garde néanmoins son style propre et oriente sa peinture vers le portrait de groupes dont les plus célèbres sont conservés au Musée d’Orsay, tels l’Hommage à Delacroix ou l’Atelier aux Batignolles. Retiré à Buré, en Normandie, à la fin de sa vie, il se consacre presque exclusivement à ses bouquets de fleurs qu’il cueille dans son jardin et dont cette branche d’aubépines est un exemple admirable par sa fraicheur et son naturel. Fantin-Latour semble, en effet, y résumer tout son art en réali- sant un véritable « portrait de fleurs » où la poésie transcende le réalisme de la touche.
À propos de la vente Vente Dreyfus
Lieu de vente
Date 28/07/2026 à 16h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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