Galerie Dreyfus
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THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN, 1791 – PARIS, 1824)
Deux lions ti…
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THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN, 1791 – PARIS, 1824)
Deux lions ti…
Estimation 140 000 € - 175 000 €
Lot volontaire
Description
THÉODORE GÉRICAULT
(ROUEN, 1791 – PARIS, 1824)
Deux lions tirant un char d’après Pierre-Paul Rubens
(détail de L’Entrevue du roi et de Marie de Médicis à Lyon, le 9 novembre 1600,
Musée du Louvre, Paris).
1811-1812
Huile sur toile.
45,8 x 55,2 cm.
Au dos, sur le châssis, cachet de cire rouge de la collection Pierre Dubaut.
Provenance
Selon Ph. Grunchec et G. Bazin : Catalogue des tableaux anciens & modernes par ou attribués
à Bastien-Lepage, […], Géricault, […], aquarelles et gouaches, dessins […] ayant composé la
collection de Monsieur F. Funck-Brentano, Henri Baudoin, commissaire-priseur, Marignane,
expert, Paris, Hôtel Drouot, salle n° 1, 29 avril 1921, n° 179 : « Géricault. Copie d’après Rubens
des lions de la Vie de Henri IV, au Louvre. / Peinture. / Toile. Haut., 50 cent. ; larg., 61 cent ».
Paris, collection Pierre-Olivier Dubaut (1886-1968), sans doute dès 1937, peintre et
collectionneur.
Paris, collection Maxime Dubaut (1920-1991), peintre.
Paris, collection Jacqueline Dubaut-Bellonte (1926-2012), galeriste
Exposition
Künstlerkopien, Bâle, Kunsthalle, 18 septembre – 17 octobre 1937, n° 78 : « Géricault, Kopie
nach Rubens. Aus der Geschichte der Maria von Medici/. Detail aus der Vermählung Heinrichs
IV mit Maria von Medici (Louvre). / Verkäuflich »
Bibliographie
Philippe Grunchec, « L’inventaire posthume de Théodore Géricault (1791-1824) », in Bulletin
de la Société de l’Histoire de l’art français, année 1976, 1978, p. 415 note 44 : Géricault, Deux
lions, d’après Rubens, ancienne collection de Pierre Dubaut.
Philippe Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, introduction de Jacques Thuillier, Paris,
Flammarion, 1978, p. 88, n° 18, repr : « Géricault, Deux lions, d’après Rubens, 1808-1812,
huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière »
Germain Bazin, Théodore Géricault. Étude critique, documents et catalogue raisonné, t. II,
L’œuvre, période de formation, Paris, Bibliothèque des arts, 1987, p. 434, n° 320, repr : « Auteur
inconnu, Deux lions, d’après Rubens, huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière ».
Philippe Grunchec, Tout l'œuvre peint de Géricault, introduction par Jacques Thuillier, Paris,
Flammarion, 1991 [édition de 1978, revue et augmentée], p. 88, n° 18, repr : « Géricault, Deux
lions, d’après Rubens, 1808-1812, huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière.
Germain Bazin, qui admet n’avoir pas vu le tableau, préfère réserver son avis ».
Bruno Chenique, « Théodore Géricault, Deux lions, copie d’après Rubens », Tableaux et
sculpture XIXe et XXe siècle. Collection Pierre Dubaut, Arcurial-Deauville, James Fattori et
Bernard de Reviers, commissaires-priseurs, Cabinet Turquin-Mauduit, Deauville, 22 août 2009,
pp. 14-16, n° 17.
Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue raisonné des tableaux de Théodore Géricault,
actuellement en préparation par M. Bruno Chenique.
Examens scientifiques
Tableau examiné par Lumière Technology (désormais The Whole Picture), en juin 2009.
Certificat
Bruno Chenique – 2022
Tels deux chevaux attelés à un char, ces deux lions montrent un comportement similaire à celui
de la gente équestre : l’un avance la patte comme à la parade quand l’autre semble hennir. L’attelage dont on ne voit que l’avant du char est en effet incongru car d’ordre allégorique. Il s’agit, en effet, d’évoquer un événement historique dans un registre mythologique où, dans la toile d’origine peinte par Pierre Paul Rubens (1577-1640), Henri IV, sous les traits de Jupiter, rencontre Marie de Médicis, sous ceux de Junon, dans la ville de Lyon évoquée par une jeune femme assise dans un char tiré par ces deux lions éponymes.
De la toile de Rubens, Géricault a choisi de se focaliser sur les félins, se délestant des putti installés originellement sur leur dos. Peintre animalier autant que portraitiste ou peintre d’histoire, Géricault, s’il aime à peindre son bestiaire sur le vif, sait aussi le copier d’après les grands maitres en se rendant notamment au musée du Louvre, source inépuisable d’inspiration. De Rubens, il reproduit ici le style, les tons et la vivacité mais il apporte son expérience personnelle avec une touche plus libre qui se souvient des
lions observés d’après nature au Jardin des plantes.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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