Galerie Dreyfus
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ALBERT MARQUET (BORDEAUX, 1875 – PARIS, 1947)
Avenue de Vers…
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ALBERT MARQUET (BORDEAUX, 1875 – PARIS, 1947)
Avenue de Vers…
Estimation 220 000 € - 280 000 €
Lot volontaire
Description
ALBERT MARQUET
(BORDEAUX, 1875 – PARIS, 1947)
Avenue de Versailles
1904
Période fauve
Huile sur toile
65 x 81 cm.
Signée en bas à droite
Certificat Wildenstein Institute
Publication
Œuvre répertoriée dans le Catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de
Jean-Claude Martinet & Guy Wildenstein, Wildenstein Institute, Paris, 2001.
Une vaste perspective traverse de biais le tableau nous invitant à remonter le cours
de cette avenue et à en chercher en vain l’aboutissement. En effet, cette dernière semble
disparaitre totalement dans la toile dans un fondu où formes et couleurs perdent peu à peu
de leur matière. La facture est ténue, les silhouettes en filigranes des immeubles qui bordent
le seul côté visible de cette avenue ne sont perceptibles que par leurs fenêtres et leurs pignons
gris. Les façades sont aussi claires que le sol… Seules taches colorées, les toits orangés et
les feuillages ocre jaune des arbres qui déjà se dégarnissent, c’est l’automne. La touche
est très présente, le trottoir n’est plus qu’un trait jaune plus ou moins appuyé. La grande
économie de moyens avec lequel Marquet nous rend ici cette soirée automnale parisienne est
caractéristique de sa manière sensible et délicate. Déjà les ombres des immeubles de gauche,
invisibles, s’allongent zébrant l’avenue de bandes sombres. Le peintre se teint probablement
à l’étage de l’un de ses immeubles pour capter ces dernières heures de l’après-midi.
Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposi-
tion des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon
les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des
heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection.
De cette époque « fauviste » date les vues de Paris, où la composition épurée témoigne de ses
recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il
voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hol-
lande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime
peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve
qu’il aime tant. De cette dernière retraite datent nombre de vues de la Seine, témoignant de son
talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une
appréciation très sensible des reflets lumineux.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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