Galerie Dreyfus
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JEAN-FRANÇOIS MILLET GRUCHY, GRÉVILLE-HAGUE, 1814 – BARBIZON…
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JEAN-FRANÇOIS MILLET GRUCHY, GRÉVILLE-HAGUE, 1814 – BARBIZON…
Estimation 100 000 € - 140 000 €
Lot volontaire
Description
JEAN-FRANÇOIS MILLET
GRUCHY, GRÉVILLE-HAGUE, 1814 – BARBIZON, 1875
Ferme dans un paysage
Vers 1870
Huile sur toile
58 x 73,7 cm.
(78,5 x 94,5 cm. avec cadre)
Signée en bas à gauche « J. F. Millet
Provenance
Secretan collection, Paris ;
Edonars collection, Paris ;
Foinard collection, Paris ;
Goupil & Verledon, Paris, 1892 ;
Acheté par Mr. C.M.S. White en 1893, puis pas descendance à sa fille ;
Kievits Galleries, Pasadena, California, 1931 (acheté du précédent)
Colonel Steven L’Hommedieu Slocum, Washington, D.C., 1932 (acheté du précédent)
Knoedler, New York (leur marque sur le châssis) ;
Margaret O. F Proctor ;
Vente Christie’s, New York, 12 Octobre 1979, lot 50 ;
Acheté à cette vente par le père du présent propriétaire puis par descendance.
Dans une douce lumière printanière, ces deux bâtiments de ferme campent paisiblement
dans le creux d’un vallon. Tout autour, la campagne verdoyante se repait de la clémence du
climat. Dans ce bocage normand, on peut suivre les haies qui sinuent et séparent les parcelles
et les champs, grimpant à l’assaut des collines. Les arbres sont plutôt rares, fruitiers pour la
plupart. Cette campagne privilégie plutôt le pâturage. Au premier plan, serpente un ruisseau
dans lequel s’abreuve une vache rousse, plus aventurière que ses compagnes restées en retrait,
à proximité de l’étable. En scrutant ce paysage fourmillant de petits détails, on distingue
aussi quelques poules, dans l’ombre du bâtiment central, ainsi qu’un troupeau d’oies, plus à
droite, dans un pré. L’herbe est d’un verre tendre qui recouvre tel un tapis tous les sols à perte
de vue. Le ciel d’un bleu limpide est parcouru de nuages blancs, timides, guère menaçants.
L’ambiance est bucolique et sereine, la touche chaude et lumineuse. La campagne que nous
peint ici Millet est idyllique. La couleur est appliquée en touches séparées sur de légers
apprêts. Les contours sont noyés que l’œil peine à les définir. Par sa facture de plus en plus
relâchée, Millet s’avance par petites touches vers l’impressionnisme.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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