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Galerie Dreyfus

65 - RICHARD PARKES BONINGTON (attribué à) (ARNOLD 1802 – LONDRES…

Estimation 200 000 € - 250 000 €
Description
RICHARD PARKES BONINGTON (attribué à) (ARNOLD 1802 – LONDRES 1828) Vue monumentale de la rue Royale et de la place Louis XVI, Paris Vers 1826 Huile sur toile 214 cm x 205 cm Provenance : Collection de Madame Roussel ; Sa vente, Paris, Galerie Georges Petit, Mes Lair-Dubreuil et Baudoin, 25-28 mars 1912, n° 26 Cette œuvre magistrale s’impose d’emblée par son format monumental, presque immersif, offrant une perspective spectaculaire sur l’un des paysages les plus emblématiques de la capitale française. Peinte vers 1826, elle capture un moment charnière de l’urbanisme parisien : la place de la Concorde saisie sous son appellation éphémère de « Place Louis XVI ». L’attribution à Richard Parkes Bonington, déjà défendue lors de la prestigieuse vente Georges Petit en 1912, est portée par un traitement atmosphérique d’une virtuosité rare où le ciel, occupant plus de la moitié de la composition, devient un chef-d’œuvre en soi. L’artiste y déploie toute la palette du romantisme anglo-français, des gris argentés aux percées lumineuses d’un jaune pâle, capturant avec une précision météorologique l’instabilité et la poésie de l’air parisien. La lumière, vaporeuse et vibrante, vient lécher les façades de la rue Royale avec une douceur que seul le génie précoce de Bonington savait insuffler. Au centre de cette vaste composition trône le « socle orphelin » posé par Charles X le 3 mai 1826, destiné à recevoir la statue de Louis XVI. Ce détail d’une précision historique absolue fait de cette toile un document inédit et unique au monde. Le spectateur est transporté dans le Paris de la Restauration, entre le Dôme des Invalides qui surgit avec majesté dans la brume et la silhouette imposante de la Madeleine qui ferme la perspective au loin. L’animation au sol témoigne d’une maîtrise parfaite de la vie urbaine : des calèches élégantes aux attelages nerveux, des badauds en costumes d’époque et des silhouettes croquées avec une vivacité qui rappelle les meilleures esquisses de l’artiste. On y sent le fourmillement de la rue, le bruit des sabots sur le pavé et cette énergie romantique propre au XIXe siècle naissant. Cette toile ne se contente pas d’être une vue architecturale ; elle est le portrait vivant d’une ville en pleine mutation, saisie par l’œil d’un peintre prodige. Par ses dimensions hors-normes et la qualité exceptionnelle de son exécution, cette œuvre constitue l’une des représentations les plus ambitieuses de la peinture de paysage française du XIXe siècle.
À propos de la vente Vente Dreyfus
Lieu de vente
Date 28/07/2026 à 16h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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