Galerie Dreyfus
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HUBERT ROBERT (PARIS, 1733 – PARIS, 1808)
La Promenade galan…
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HUBERT ROBERT (PARIS, 1733 – PARIS, 1808)
La Promenade galan…
Estimation 22 000 € - 28 000 €
Lot volontaire
Description
HUBERT ROBERT
(PARIS, 1733 – PARIS, 1808)
La Promenade galante
Vers 1775
Huile sur carton
23,5 x 30,5 cm.
Certificat René Millet Expertise.
Dans ce parc à aux épaisses frondaisons, des personnages évoluent par petits groupes,
frêles silhouettes perdues dans l’immensité de la nature. Quelques arbustes plus sombres
viennent rivaliser avec eux, ponctuant cette pelouse bordée de bosquets. Au fond de cette
étendue, une statue sert de point de fuite à la perspective. Car ce parc est peint à l’instar
d’une architecture comme le montre la ligne descendante des feuillages, à droite, qui tient
lieu de ligne de fuite à cette « boite » végétale dont le fond se dessine sur un ciel nuageux.
Si l’effet est rompu à gauche, au sol, des lignes de fuite bien réelles délimitent la pelouse
convergeant vers la statue et le bouquet d’arbres au centre. Dans cette harmonie de verts et de
bleus, les personnages sont des taches colorées, rouges, blanches, noires. Mais en seulement
quelques coups de pinceaux, Robert arrive à leur donner la gestuelle de la conversation,
qu’on imagine galante… Nous sommes au début du règne de Louis XVI et les parcs, lieux de
sociabilité, changent d’aspect avec l’anglomanie et la recherche de plus de naturel dans leur
agencement. Hubert Robert contribue à cette nouvelle mode des jardins anglais en dessinant
celui d’Ermenonville ainsi que le Hameau de la reine à Versailles.
Hubert Robert (1733-1808) est un peintre paysagiste français. Destiné à une carrière ecclésias-
tique, il développe de tels talents pour le dessin qu’il obtient d’étudier auprès de Slodtz. En
1754, il part pour Rome accompagnant l’ambassadeur de France où il reste onze ans. C’est
alors la découverte de l’Antiquité, des ruines de Rome et de Pompéi. Il rencontre Piranèse dont
les peintures d’architectures imaginaires l’impressionnent et Pannini qui invente le genre des
caprices architecturaux, regroupant des monuments sur une même toile, dont Robert s’ins-
pirera. De retour à Paris, il est reçu à l’Académie en 1766 avec un tableau de ruines. Peintre
apprécié du roi pour lequel il exécute Les Principaux Monuments de France mettant en valeur le
patrimoine antique français, il reçoit différentes charges dont celles de dessinateur des jardins
du roi et de garde des tableaux du Roi. Il participe à la commission du futur Museum élaborant
des projets pour son installation dans la grande galerie du Louvre. Il collabore à la création du
parc d’Ermenonville, premier jardin anglais en France.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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