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24 - Camille PISSARRO (1830-1903) Paysage d'Eragny recto, esquiss…

Estimation 8 000 € - 10 000 €
Description
Camille PISSARRO (1830-1903) Paysage d'Eragny recto, esquisse de paysanne verso Crayon noir et crayon de couleurs Cachet du monogramme "C.P" en bas à gauche 24 x 30 cm PROVENANCE Collection particulière parisienne Vente aux enchères "Art Moderne" du 29 juin 2022, lot 8, MILLON Paris NOTICE Surnommé le “Père de l’impressionnisme”, Camille Pissarro arrive à Paris en 1855 pour se former à l’Académie Suisse, où il rencontre Gustave Courbet, Camille Corot, et se lie d’amitié avec Claude Monet, Paul Cézanne et Edgar Degas. Ses premières toiles témoignent d’une influence réaliste et naturaliste, notamment celle de Jean-François Millet, attentive à la vie paysanne, aux paysages ruraux et à la lumière naturelle. À partir de 1866, son installation à Pontoise marque le début d’une période fondatrice : il peint les villages, les champs et les rivières environnantes, cherchant à capturer la lumière changeante et l’atmosphère du quotidien. En 1870-1871, lors de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, Camille Pissarro s’exile avec sa famille à Londres. Ce séjour marque, tant sur le plan artistique que financier, un tournant majeur dans sa carrière. Il retrouve dans la capitale anglaise Claude Monet et Alfred Sisley, qui font connaissance du marchand d’art Paul Durand-Ruel, venant d’ouvrir sa galerie à New Bond Street. Ce dernier deviendra son principal soutien et diffuseur pour le reste de sa carrière. C’est également à Londres que Pissarro découvre les paysages de Turner et de Constable, dont l’étude des ciels, de la lumière et des atmosphères influencera profondément sa manière de peindre la nature et d’aborder la lumière dans ses paysages impressionnistes. Parmi les œuvres nées de ce séjour figure The Avenue, Sydenham (1871), témoignage d’un artiste confronté à un nouveau paysage urbain et à de nouvelles techniques, tout en jetant les bases de sa reconnaissance future grâce à l’appui de Durand-Ruel. De retour en France, Pissarro rentre à Louveciennes mais y retrouve sa maison pillée, événement qui l’affecte durablement. Il décide de s’installer en 1872 à Pontoise. Entre 1874 et 1886, Pissarro participe aux huit expositions impressionnistes, devenant le seul membre du groupe à les suivre intégralement. Il affine sa technique de plein air, explore les saisons et les effets de lumière, tout en représentant la vie rurale et les paysages suburbains. Parmi ses œuvres emblématiques de cette période, A Cowherd at Valhermeil, Auvers-sur-Oise (1874) illustre son souci du détail, sa sensibilité aux nuances atmosphériques et sa capacité à saisir la vie quotidienne avec authenticité. Dans les années 1880, il expérimente brièvement le pointillisme sous l’influence de Georges Seurat et Paul Signac, adoptant une juxtaposition de touches colorées destinée à produire un effet de mélange optique, avant de revenir à une touche plus libre et plus personnelle, fidèle à sa vision du réel. À partir des années 1884, Camille Pissarro s’installe à Éragny-sur-Epte, dans l’Oise, où il demeure jusqu’à sa mort en 1903. Cette période constitue sans doute l’une des plus abouties et constantes de sa carrière, marquée par l’étude minutieuse de la campagne environnante. À Éragny, Pissarro peint principalement la campagne, les vergers, les champs, les villages et les hameaux, capturant les effets de lumière et d’atmosphère selon les saisons, le temps et l’heure de la journée. La vie à Éragny lui permet également de produire des séries thématiques, comme des vergers au printemps, en été ou en automne, offrant des variations subtiles de lumière et de couleur, mais aussi des vues de hameaux sous la neige ou sous la pluie, toujours traitées avec une minutie observatrice et un souci d’équilibre. Parmi les œuvres emblématiques de cette période, nous retrouvons Le Verger à Éragny (1898), La Moisson à Éragny (1901) et Le Chemin de la Machine à Éragny (1890). Pissarro s’ouvre à de nouveaux sujets, notamment aux vues urbaines. Depuis les fenêtres d’hôtels ou d'appartements, il peint Paris et ses boulevards, capturant le mouvement des rues et l’animation citadine tout en conservant son intérêt pour la lumière et les atmosphères changeantes. Des œuvres comme Boulevard Montmartre, matin d’hiver (1897) et Le Jardin des Tuileries, un après-midi d’hiver (1899) témoignent de sa capacité à rendre simultanément le dynamisme urbain et la subtilité des effets lumineux. Son travail a influencé de nombreux artistes et participe à la diffusion des innovations picturales de son temps. Il laisse derrière lui un corpus riche et varié, à la croisée des traditions classiques et de la modernité picturale, qui a profondément marqué l’histoire de l’art français. CE LOT SERA CONFIÉ AU MAGASINAGE DE DROUOT APRÈS LA VENTE, IL NE FERA PAS L'OBJET D'UN RETOUR ÉTUDE, merci de vous référer aux conditions de l'hôtel des ventes concernant le retrait des lots avant d'enchérir.
À propos de la vente VENTE EXCELLENCE : TABLEAUX, OBJETS D'ART, DESIGN XXE, MODE & BIJOUX
Lieu de vente
Date 26/06/2026 à 13h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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