Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium MARAMBAT - de MALAFOSSE
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[AUTOGRAPHE]. FLAUBERT (Gustave).
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[AUTOGRAPHE]. FLAUBERT (Gustave).
Estimation 700 € - 800 €
Lot volontaire
Description
[AUTOGRAPHE]. FLAUBERT (Gustave). NOTES MANUSCRITES POUR L'ÉDUCATION SENTIMENTALE. [Croisset, c. 1867]. Une page et ½ sur un feuillet in-folio. Infimes manques de papier dans les marges, manque angulaire sans atteinte au texte consolidé avec un scotch recouvrant trois mots sans en empêcher la lecture, 4 petits morceaux de scotch pour consolider des déchirures. NOTES MANUSCRITES MÉDICALES SUR LE CROUP prises à la lecture de l'ouvrage "Clinique médicale de l'hôtel-Dieu de Paris" d'Armand TROUSSEAU, paru pour la 1ère fois en 2 volumes en 1861-62. Flaubert précise même en tête du feuillet : « T. 1er, p. 335 ». Flaubert lit le livre de Trousseau en décembre 1867 : « En fait de lectures, je me suis livré, dernièrement, à l'étude du croup. Il n'y a pas de style plus long et plus vide que celui des médecins ! Quels bavards ! » (lettre à Jules Duplan, 15 décembre 1867). Flaubert s'est servi de ces notes pour décrire dans son roman la maladie du jeune Eugène Arnoux, souffrant du « croup », affection grave des voies respiratoires qui pousse Madame Arnoux à annuler le rendez-vous amoureux qu'elle avait accepté dans un premier temps avec Frédéric. Lorsque son fils guérit en rejetant la fausse membrane caractéristique de la maladie, elle y voit un signe de la Providence. C'est donc un ÉPISODE IMPORTANT DU ROMAN DE FLAUBERT car cet événement influence les décisions de Mme Arnoux et force son renoncement à devenir la maîtresse de Frédéric. Certaines descriptions cliniques de Trousseau se retrouvent clairement dans le texte de Flaubert. On trouve ainsi dans la description de Trousseau, au bas de la page 341 de l'édition de 1865, la mention suivante : « La toux est non pas sonore, éclatante, mais au contraire rauque, sourde et sèche, produisant un bruit comparable à l'aboiement lointain d'un jeune chien » qui devient dans les notes de Flaubert « la toux n'est pas sonnante, éclatante mais rauque et sourde comme l'aboiement lointain d'un jeune chien » avant d'apparaitre dans le texte du roman sous sa forme définitive : « Sa toux ressemblait au bruit de ces mécaniques barbares qui font japper les chiens de carton ». Manuscrit accompagné de son CERTIFICAT D'EXPORTATION POUR UN BIEN CULTUREL, délivré par le ministère de la culture le 25/11/2009. ¶ René Dumesnil, "Flaubert et l'éducation sentimentale", qui publie ces notes pp. 54-55.
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