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299 - Sofu TESHIGAHARA (1900-1979) Sans titre Paravent à six feuil…

Estimation 12 000 € - 18 000 €
Description
Sofu TESHIGAHARA (1900-1979) Sans titre Paravent à six feuilles cachet de l'artiste en bas à droite 173 x 364 cm total CR : petit accident dans le deuxième panneau en bas à droite. quelques épidermures des taches au revers du paravent sur la soie vraisemblement inhérente à l'oeuvre. Expert : Cabinet CHANOIT Biographie de Sofu Teshigahara : Naissance — Né le 28 décembre 1900 à Tokyo, au Japon, dans une famille modeste. Formation artistique — Il étudie la peinture et la calligraphie avant de se consacrer à l'ikebana (art floral japonais), qu'il apprend auprès de son père. Fondation de l'école Sōgetsu — En 1927, il fonde l'école Sōgetsu, rompant avec les conventions rigides de l'ikebana traditionnel pour promouvoir une approche libre, moderne et créative. Philosophie révolutionnaire — Son credo est devenu célèbre : « L'ikebana peut être pratiqué par n'importe qui, n'importe où, avec n'importe quel matériau. » Il ouvre ainsi l'art floral à l'utilisation de matériaux non conventionnels tels que le métal, le plastique, la pierre ou le verre. Artiste pluridisciplinaire — Au-delà de l'ikebana, il s'illustre également dans la sculpture, la peinture, la céramique et la calligraphie, créant des œuvres monumentales exposées dans le monde entier. Rayonnement international — Dès les années 1930, il développe une carrière internationale et expose notamment à São Paulo, Paris, Milan, New York , Venise et Berlin, ainsi qu'au Canada, en Russie et en Australie. 1954 – Participe au quadricentenaire de San Paulo 1955- 1956 expositions individuelles à Paris et à Tokyo 1957 Exposition triennale de Milan 1959 - 1961 Exposition individuelle à New York (galerie Martha Jackson) et à Paris (galerie Stadler) 1960 décoré de l’Ordre des arts et des lettres par le gouvernement français et expose à Venise « Art et Nature » 1961 Légion d’honneur remise par la France 1962 importante exposition au Petit Palais 1963 Exposition individuelle à Tokyo. Et expose au Grand Palais « Grands maitres de l’art contemporain ». 1965 expose au musée d’Israel 1966 Grande exposition individuelle à Tokyo 1967 « La sculpture de Sofu Teshigahara », au musée national d’art moderne de Kyoto 1968 Grande exposition individuelle à Moscou, sotchi, Léningrad, Kiev 1969 Exposition individuelle à la galerie Beurdeley à Paris et au musée de l’Athénée à Genève 1971 Exposition individuelle au musée Middlheim d’Anvers 1998-1999 « Sogetsu et ses contemporains », au musée d’art et d’histoire de la ville d’Ashiya et au musée d’art de la ville de Chiba 2001 « Sofu Teshigahara à l’époque de l’avant-garde d’après-guerre », au musée d’art de Setagaya, à Tokyo Par son activité internationale, il contribue largement à faire reconnaître l'ikebana comme une forme d'art contemporain à part entière. Sculptures monumentales — Il réalise d'imposantes installations en bambou et en acier pour des espaces publics, notamment au siège de l'école Sōgetsu à Tokyo, le Sogetsu Kaikan, conçu par Kenzo Tange. Héritage familial — Son fils, Hiroshi Teshigahara, cinéaste de renommée internationale et réalisateur du film La Femme des sables, reprend par la suite la direction de l'école Sōgetsu. Reconnaissance — Décoré de l'Ordre du Soleil levant, il est aujourd'hui considéré comme l'un des artistes japonais les plus influents du XXᵉ siècle. Décès — Il s'éteint le 5 septembre 1979 à Tokyo, laissant derrière lui une école dont l'influence demeure considérable à travers le monde. Figure majeure de l'art japonais du XXᵉ siècle, Sofu Teshigahara est universellement reconnu comme le grand maître de l'ikebana, l'art de l'arrangement floral cultivé au Japon depuis des siècles. Fondateur de l'école Sōgetsu, il a profondément renouvelé cette discipline en lui insufflant une liberté créatrice inédite et en la rapprochant des courants de l'art moderne. Il a exposé pour la première fois comme sculpteur au musée Bridgestone de Tokyo en 1957, puis a acquis une reconnaissance en Occident grâce au critique et commissaire d’exposition français Michel Tapié, qui a organisé sa première exposition personnelle européenne à la galerie Stadler à Paris en 1959. Dans des notes personnelles écrites lors de son premier voyage au Japon en1957 , Tapié s'enthousiasme : « Lors de ma première rencontre avec [Teshigahara], j'ai senti que j'étais face à l'un de ces talents créatifs exceptionnels, capable de présenter son œuvre au monde. Ce genre de créativité est rare. Après Picasso, seule l'œuvre de Pollock m'a autant impressionné. »² Parallèlement à son œuvre florale, Teshigahara développe une production plastique d'une remarquable diversité. Il réalise des sculptures en pierre et en bois, utilisant troncs, racines et branches tourmentées dont les formes dynamiques et presque baroques semblent dépasser les modèles de la nature elle-même. Certaines de ses créations associent le bois à des revêtements métalliques, notamment de cuivre ou d'aluminium, dans un dialogue subtil entre matière organique et modernité industrielle. « Le public japonais regarde les sculptures de Teshigahara comme des Ikebanas, peut-être devrions-nous regarder ceux-ci comme des sculptures », dira le célèbre critique Michel Tapié. Certains paravents présentés témoignent de son exceptionnelle maîtrise du geste calligraphique : de larges caractères y déploient leur énergie jusqu'à frôler l'abstraction, transformant la surface en un véritable espace de création picturale. Teshigahara pratique donc la calligraphie à une échelle monumentale, circulant dans l’espace qu’il couvre d’un lacis généreux marchant tel Pollock sur la toile ou le tissu à même le sol avec son pinceau gigantesque. Il puise son inspiration dans les grands thèmes du paysage japonais, du mont Fuji aux étendues marines, mais semble aussi influencé par le courant japonais Gutaï. Les paravents à fond or sont parmi les plus recherchés par les collectioneurs. Les encres et aquarelles révèlent quant à elles une sensibilité plus contemplative, et très gestuelle. Cet ensemble de paravents, sculptures et œuvres sur papier offre ainsi un aperçu particulièrement complet de la richesse artistique de Sofu Teshigahara, dont l'œuvre se situe à la croisée de la tradition japonaise et de l'avant-garde internationale. Ses œuvres ont été collectionnées par les plus grands tels l’artiste Antoni Tapiès, le critique Michel Tapie, le palazzo Grassi à Venise, l’ambassade de France au Japon, le Stedelijk Museum à Amsterdam, de nombreuses collections publiques et privées en Australie, Israël, Italie, Etats-Unis, Japon.
À propos de la vente VENTE SIGNATURES #3
Lieu de vente
Date 03/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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