Premium Jeschke Jádi Auctions Berlin
767
-
Reliures Reliure baroque en argent ciselé, 12,8 x 18,8 cm (o…
Voir la version originale (Allemand)
767
-
Reliures Reliure baroque en argent ciselé, 12,8 x 18,8 cm (o…
Voir la version originale (Allemand)
Estimation 1 000 € - 1 500 €
Lot volontaire
Description
Reliures
Reliure baroque en argent ciselé, 12,8 x 18,8 cm (ouverte), 245 grammes. Sur chaque plat, un grand motif central représentant un putto, porté et couronné par d’autres putti ainsi qu’un portrait du Christ, entouré d’un riche décor floral et végétal et de rinceaux d’acanthe décoratifs. Le dos présente d’autres rinceaux végétaux avec, au centre, la représentation d’un saint, flanquée en haut et en bas de têtes de putti. La fermeture, intacte, porte une autre représentation d’un saint. Poinçonnée d’une fleur de lys (non identifiable plus précisément), d’une marque de tête inversée ainsi que d’un « G ». Légères traces d’usure, quelques légères rayures par endroits, légèrement terni, dans l’ensemble très bien conservé.
Depuis le XVIIe siècle, Paris était le centre névralgique de l’orfèvrerie française, jouant un rôle de pionnier européen dans l’artisanat d’art. L’ornementation composée de volutes asymétriques, de vrilles naturalistes et de motifs de coquillages sur le dos renvoie au style Rocaille, ce style typiquement français né vers 1700 de l’ornementation grotesque et de la tradition baroque des cartouches, et fortement influencé par le « Livre d’Ornements » de Meissonier. Sur le plan stylistique, la reliure s'inscrit dans la phase de transition entre la Régence (vers 1715-1730) et le Style Louis XV à maturité (jusqu’en 1760 environ), période durant laquelle les formes lourdes du Grand Siècle ont cédé la place à des formes rocaille plus légères, courbes et organiques. Le programme iconographique allie des éléments sacrés et décoratifs : la représentation centrale du Christ sur les deux plats est encadrée par des putti qui le soutiennent et le couronnent, un schéma pictural qui intègre la figure divine dans une composition dynamique portée par des êtres angéliques, au lieu de l’enfermer – comme dans la tradition baroque plus stricte – dans des cartouches architecturaux rigides. Le dos, orné d’une représentation de saint entre des têtes de putti, et le fermoir, sur lequel figure un autre saint, complètent ce programme pour former un système sacré et décoratif cohérent, dans lequel les motifs religieux et l’ornementation rocaille – coquillages, volutes, rinceaux d’acanthe – se fondent étroitement. Thomas Germain (1673-1748) est considéré comme le représentant le plus éminent de l’orfèvrerie rococo parisienne ; dont l’atelier a contribué de manière décisive à l’affirmation du style rocaille dans l’orfèvrerie ; même si la présente reliure ne provient pas de son atelier, son œuvre illustre le contexte historique et artistique dans lequel ce langage ornemental a atteint sa pleine expression à Paris. La marque de maître composée d’une fleur de lys, d’une marque de tête renversée et de l’initiale « G » confirme l’origine française, mais, en l’absence de marque d’année lisible, ne permet pas une datation exacte ni l’attribution à un maître en particulier — des marques comparables comportant une couronne, de lys et d’un symbole individuel sont par exemple attestées pour le maître Pierre Guéry de Fontenay-le-Comte. Dans l’ensemble, cet objet témoigne de la continuité d’un répertoire iconographique composé de putti, de rocailles et de motifs religieux, solidement ancré dans l’art de l’orfèvrerie française du début au milieu du XVIIIe siècle.
Reliure en argent. France, vers 1700-1740. Couverture de livre baroque en argent repoussé, 12,8 x 18,8 cm (ouverte), 245 grammes. Chaque couverture présente un grand médaillon central représentant des putti, portés et couronnés par d’autres putti, ainsi qu’un portrait du Christ, entouré d’une riche décoration florale et végétale et de volutes ornementales d’acanthe. Le dos présente d’autres volutes végétales avec, au centre, la représentation d’un saint, flanqué au-dessus et en dessous de têtes de putti. Le fermoir, intact, porte une autre représentation d’un saint. Estampillé d’une fleur de lys (non identifiable), d’une marque de tête indistincte et de la lettre « G ». Légères traces d’usure, quelques éraflures mineures, légèrement terni, dans l’ensemble en très bon état. Paris était le centre névralgique de l’orfèvrerie française depuis le XVIIe siècle, jouant un rôle pionnier au sein des arts décoratifs européens. L’ornementation – volutes asymétriques, entrelacs naturalistes, et le motif de coquillage sur le dos – renvoie directement à la « forme rocaille », ce style typiquement français apparu vers 1700 à la suite de la transformation structurelle de l’ornement grotesque et de la tradition baroque du cartouche, profondément influencé par le « Livre d’Ornements » de Meissonnier. Sur le plan stylistique, la reliure s'inscrit dans la phase de transition entre la Régence (vers 1715-1730) et le style Louis XV à maturité (jusqu'à vers 1760), période durant laquelle les formes plus lourdes du Grand Siècle ont cédé la place à des formes rocaille plus légères et curvilignes. Le programme iconographique allie des éléments sacrés et décoratifs : la représentation centrale du Christ sur les deux plats est encadrée par des putti qui le soutiennent et le couronnent, un schéma compositionnel qui inscrit la figure divine au sein d’un agencement dynamique porté par des êtres angéliques, plutôt que de la confiner – comme dans la tradition baroque plus stricte – à l’intérieur de cartouches architecturaux rigides. Le dos, avec son image de saint flanquée de têtes de putti, et le fermoir arborant une autre figure sainte, complètent ce programme pour en faire un système sacré-décoratif autonome dans lequel les motifs religieux et les ornements rocaille – coquillages, volutes, rinceaux d’acanthe – se fondent étroitement. Thomas Germain (1673-1748) est considéré comme le représentant le plus éminent de l’orfèvrerie rococo parisienne ; son atelier a joué un rôle décisif dans l’ancrage du style rocaille au sein de l’art de l’orfèvrerie, bien que la présente reliure ne provienne pas de son atelier, son œuvre illustre le contexte historique et artistique dans lequel ce langage ornemental – coquillages, volutes et motifs de putti – a atteint sa pleine expression à Paris. La marque de l’artisan, composée d’une fleur de lys, d’une marque de tête indistincte et de l’initiale « G », confirme une origine française ; toutefois, l’absence d’une lettre de date lisible empêche toute datation précise ou attribution à un maître spécifique. Des poinçons comparables, combinant une couronne, une fleur de lys et un symbole individuel, sont attestés, par exemple, pour le maître Pierre Guéry de Fontenay-le-Comte. Dans l’ensemble, cet objet témoigne de la continuité d’un répertoire iconographique de putti, de rocaille et d’imagerie religieuse solidement ancré dans l’orfèvrerie française du début au milieu du XVIIIe siècle.
Voir la version originale (Allemand)
Ce contenu a été traduit de manière automatique. Seule la langue d'origine fait foi.
À propos de la vente
Livres de valeur, estampes, photographies historiques
Lieu de vente
Date
24/10/2026 à 10h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi