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c. 1915 – Isotta Fraschini Tipo PCS Torpédo
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c. 1915 – Isotta Fraschini Tipo PCS Torpédo
Estimation 65 000 € - 90 000 €
Lot volontaire
Description
c. 1915 – Isotta Fraschini Tipo PCS Torpédo
Châssis n° 4692
Véhicule vendu sans titre de circulation
Véhicule vendu sans contrôle technique
« Les Isotta-Fraschini sont rares sur le marché. Que dire de cette unique PCS ex-Comte Lurani ? »
Cesare Isotta et Vincenzo Fraschini s’associèrent en 1899 en vue d’importer des moteurs et des voitures françaises en Italie. Dès 1900, bonnes affaires aidant, les premières automobiles à porter leur nom (des Renault maquillées et rebadgées !) furent commercialisées. Il faudra attendre 1904 pour découvrir les premières vraies Isotta-Fraschini, inspirées des grosses Mercedes 4-cylindres à transmission par chaînes. Deuxième constructeur italien après Fiat, la marque eut un passage à vide, et faillit être absorber par Lorraine-Dietrich, avant de reprendre son indépendance, en 1909. En 1911, Isotta-Fraschini fut l’un des premiers constructeurs au monde à proposer, de série, des freins sur les 4 roues.
La voiture qui illustre ces pages est une intrigante et rarissime PCS, que l’on date depuis longtemps de de 1915. Elle pourrait en fait être antérieure au regard de l’absence de freins avant, même si l’on sait que l’apparition des freins sur les 4 roues fut plus tardive sur les grosses cylindrées de la marque. En effet, sous le capot de notre Isotta, on découvre un 4-cylindres à soupapes latérales qui cube plus de 7 l de cylindrée, frappé du numéro 711. De la même façon, si sa carrosserie est indubitablement d’origine (boiserie et panneaux d’aluminium), les ailes semblent plus modernes. Mais c’est bien sous cette forme, et en bel état que Corrado Cupellini, célèbre collectionneur, pilote et amateur de voitures de sport historiques italien, originaire de Bergame, chasseur de trésors disparus et négociant hors pairs, la découvre aux USA au début des années 1980, avant de l’importer en Italie. Il a d’ailleurs récemment publié un livre retraçant ses plus belles découvertes, SuperFinds, dans laquelle notre Isotta apparaît.
En Italie, c’est un autre grand collectionneur de la première heure, ancien ingénieur, pilote de course et journaliste, l’incontournable Comte Giovanni Lurani, qui s’en porte acquéreur et l’intègre dans son incroyable collection. Le fondateur de la Scuderia Ambrosiana, l’instigateur de la Formule Junior, et père des mythiques Nibbio de record conservera cette imposante Isotta jusqu’en 1989, année où il la vend, aux enchères, et où elle intègre la collection de Luigi Rendo.
L'Isotta-Fraschini était la voiture de prestige italienne, au même titre que Rolls-Royce en Grande-Bretagne et Hispano-Suiza en France. Toutes étaient rivales et chacune prétendait au titre de « meilleure voiture du monde ». La production fut prodigieuse ; à la veille de la Première Guerre mondiale, Isotta Fraschini avait produit près de 40 modèles différents, avec un palmarès sportif enviable. Cette PCS semble l’unique survivante du modèle, et son histoire ainsi que son passage dans de grandes collections en font une monture de premier choix.
En 2019, l’Isotta PCS intégra une grande collection française, et il fut décidé de la démonter, notamment pour enlever le guillochage de l’aluminium qui, bien que très beau, ne semblait pas d’origine. Depuis, les pièces chromées ont été rechromées et de nouvelles jantes ont été montées. La voiture est complète, toutes les pièces sont présentes, mais elle devra être remontée avant d’être repeinte. Cette Isotta d’avant la Première Guerre serait en effet du plus bel effet dans une teinte sombre, avec peut-être des ailes plus fines. Qui finira cette incroyable résurrection ?
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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