Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium Collector Cars Auction
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1958 – Maserati 3500 GT conversion Spyder
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1958 – Maserati 3500 GT conversion Spyder
Estimation 150 000 € - 200 000 €
Lot volontaire
Description
1958 – Maserati 3500 GT conversion Spyder
L’évocation de la 3500 GT Spyder imaginée par Touring à travers une automobile singulière d’exception
✨ Collection « Les Trésors cachés du Périgord » ✨
Titre de circulation français
Châssis n°*101*096*
Moteur n°*101*096*
- Superbe transformation effectuée sur le modèle du projet de Spyder créé par Touring
- Base d’un coupé de première série et du début de la production, livré neuf en Italie
- Aux mains du même collectionneur depuis plus de 26 ans et avec carte grise modifiée
- Conversion et restauration au tourant des années 2000, remise en service à prévoir
- 95 557 km au compteur, couleur bleue et numéro de moteur conformes à l’origine
- Voiture tournante, avec boîte de vitesses à 5 rapports et freins à disque à l’avant
Retrouvez le catalogue complet de la vente aux enchères « Rétromania », dans lequel est inclus ce lot, sur le site internet de la maison de ventes Collector Cars Auction (CCA).
Le dossier et les photos supplémentaires de chaque véhicule sont disponibles au lien drive suivant (après demande d’accès) :
https://drive.google.com/drive/folders/1aluJ7ZZJvUKBib-4eJDbaGH6vxu5ePC4
Estimation : 150 000 / 200 000 €
Dévoilé au Salon de Turin en 1959, deux ans après le lancement du coupé, le Maserati 3500 GT Spyder vient compléter la gamme de Grand Tourisme du constructeur modénais. Alors que plusieurs prototypes de cabriolet sont initialement réalisés par la Carrozzeria Touring, auteur de la 3500 GT, Maserati choisit finalement de confier la version découvrable de série à la Carrozzeria Vignale. Ce choix permet au Spyder d'affirmer une personnalité propre, tout en conservant les qualités mécaniques qui ont assuré le succès de la 3500 GT.
Dessiné par Giovanni Michelotti et exécuté par la Carrozzeria Vignale, le Spyder adopte une carrosserie toujours aussi élégante mais légèrement plus expressive que celle du coupé Touring. Sa silhouette se distingue par une ceinture de caisse plus basse et un mouvement de carrosserie subtilement travaillé derrière les portes, qui apporte davantage de relief au profil, ainsi que par des volumes délicatement sculptés. Conservant l'équilibre et la sobriété propres aux grandes Maserati, il bénéficie ainsi d'une silhouette harmonieusement pensée pour la conduite à ciel ouvert. La capote en toile, parfaitement intégrée à la carrosserie, préserve la sophistication générale du dessin, tandis que le raccourcissement de l'empattement d’une dizaine de centimètres lui confère des proportions plus compactes et une allure plus dynamique.
Sous cette prestigieuse carrosserie prend place le six-cylindres en ligne de 3 485 cm³ développé par Giulio Alfieri à partir du moteur de compétition de la Maserati 350 S. Doté de deux arbres à cames en tête et d'un double allumage, il développe 220 ch grâce à son alimentation par carburateurs Weber et permet au Spyder d'atteindre près de 220 km/h. Souple, performant et particulièrement fiable, ce moteur contribue largement à la réputation du modèle. Reprenant les mêmes caractéristiques mécaniques que le coupé, le 3500 GT Spyder bénéficie à partir de 1961 de l'injection mécanique Lucas portant la puissance à 235 ch, ainsi que d'une boîte de vitesses à cinq rapports qui améliore encore son agrément de conduite.
L'habitacle reprend l'élégance et le raffinement qui ont fait le succès du 3500 GT. L’instrumentation circulaire orientée vers le conducteur, le volant à trois branches siglé du Trident ainsi que la qualité des matériaux et des finitions témoignent du soin apporté à sa réalisation.
Plus qu'une sportive pure, le 3500 GT Spyder incarne l'art du voyage à ciel ouvert, conciliant confort, souplesse et performances dans la plus pure tradition des voitures de Grand Tourisme italiennes.
Produit de 1959 à 1964 à seulement 242 exemplaires, le Maserati 3500 GT Spyder est l'un des modèles les plus rares et les plus recherchés de la production Maserati. Héritier direct du 3500 GT, il contribua à définir l’identité des grands cabriolets du constructeur de Modène et compte parmi les modèles italiens les plus élégants et exclusifs des années 1960. D’où une côte, toujours à l’heure actuelle, extrêmement élevée.
La Maserati 3500 GT découvrable de la collection « Les Trésors cachés du Périgord » que nous présentons est issue de la conversion d’un coupé en cabriolet. Cette transformation ne s’inspire pas de la version Spyder officielle de Vignale, mais du prototype élaboré par Touring, dont seuls trois exemplaires furent réalisés à l’époque. Elle donc particulièrement exclusive.
La voiture proposée reprend en effet fidèlement l’esprit de coupé décapotable de cette rare déclinaison de la 3500 GT. Son dessin se distingue par une remarquable pureté : ligne de caisse rectiligne, flancs dépourvus d’artifice et portières sans vitre de custode, qui lui confèrent, une fois les glaces abaissées, une allure de roadster. Conservant l’empattement du coupé, elle préserve également toute la prestance du modèle. Cette interprétation restitue avec justesse la finesse et l’élégance du projet de Spyder imaginé par Touring.
Sortie d’usine en avril 1958, cette 3500 GT fut livrée neuve en Italie, dans la région de Florence. Elle se trouvait déjà en France lorsque son actuel propriétaire, amateur averti de la marque au Trident, en prit possession avant de l’immatriculer à son nom en l’an 2000. La voiture nécessitait alors une restauration. Possédant déjà plusieurs coupés Maserati, il choisit à cette occasion de lui offrir cette conversion en cabriolet inspirée du prototype Touring.
Les travaux comprirent la découpe du pavillon, l’aménagement du logement de capote avec les renforts nécessaires, la réalisation d’un couvre-capote intégré, la confection d’une capote complète sur mesure avec la fabrication de l’armature, ainsi que la suppression des vitres de custode. Outre la pureté esthétique de cette solution, celle-ci présentait aussi l’avantage de préserver le châssis sans modification structurelle.
Une fois ces transformations achevées, la remise en état de la voiture s’est poursuivie par la réfection complète de la peinture dans une teinte bleue conformément à l’origine, tandis que l’habitacle rouge a laissé place à un intérieur en cuir vert, pour une combinaison du plus bel effet avec la capote verte assortie. L’ensemble est complété par des jantes Borrani à rayons, dotées de moyeux à serrage central chromés, soulignant encore le caractère très raffiné de cette belle Maserati.
La restauration a également concerné la mécanique. Selon le propriétaire, lors de cette phase de travaux, le moteur a été refait, mais surtout, la boîte de vitesses a été remplacée par une autre à 5 vitesses, renforçant encore l’agrément de conduite de cette GT découvrable. Dans le même ordre d’idées, des freins à disque ont été installés à l’avant.
Effectivement, cette 3500 GT faisant partie des 100 premiers exemplaires produits, s’agissant pour être exact du 96ème fabriqué d’après son numéro de châssis, elle ne bénéficiait pas de la transmission manuelle à 5 rapports apparue de série en 1960, ni des freins à disque montés postérieurement à la première série.
Outre ces améliorations, nous avons pu relever la concordance entre le numéro frappé sur le bloc moteur et celui du châssis. Cette Maserati 3500 GT a ainsi conservé son moteur d’origine, toujours alimenté par trois carburateurs Weber, conformément à sa configuration d’époque.
Affichant 95 557 km au compteur lors de la séance photo mais ayant été quasiment immobilisée ces dernières années, une révision globale, notamment au niveau de l’étanchéité, est à prévoir sur cette voiture, qui est tournante mais non fonctionnelle pour de longs parcours.
Du fait de conditions de stockage qui ne furent pas toujours optimales dans le passé, quelques reprises pourront aussi être envisagées au niveau des soubassements, de certains organes périphériques ou de la carrosserie. La présentation générale demeure néanmoins attractive malgré l’ancienneté de la restauration.
Administrativement, le véhicule dispose d’une carte grise française l’identifiant comme une carrosserie cabriolet et comptant 4 places.
A reprendre en main, cette Maserati 3500 GT conversion Spyder constitue donc une alternative intéressante à la version Spyder Vignale. Son dessin reste fidèle au coupé dont il dérive en préservant ses proportions et son élégance, tandis que les améliorations apportées à sa transmission et à son freinage en rendent l’utilisation plus agréable. Unique par sa configuration, c’est une proposition aussi originale qu'évocatrice, invitant à redécouvrir le Grand Tourisme italien à ciel ouvert, en famille, dans une atmosphère d'un raffinement intemporel.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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