Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium Collector Cars Auction
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1956 – Salmson 2300 S conversion cabriolet
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1956 – Salmson 2300 S conversion cabriolet
Estimation 50 000 € - 70 000 €
Lot volontaire
Description
1956 – Salmson 2300 S conversion cabriolet
L'évocation d'un des derniers témoins de l'âge d'or de la grande carrosserie française
✨ Collection « Les Trésors cachés du Périgord » ✨
Titre de circulation français
Châssis n°85232
- Une Grand Tourisme française, racée et historique, aux performances soutenues
- Coupé transformé en cabriolet sur le modèle de celui du célèbre carrossier Chapron
- Un des tous derniers exemplaires construits et avec boîte de vitesses manuelle ZF
- Historique clair avec un seul et même propriétaire depuis plus de 50 ans !
- Conversion et restauration esthétique au milieu des années 2010, belle présentation
- Voiture affichant 15 658 km au compteur, à réviser, bien connue de l’Amicale Salmson
Retrouvez le catalogue complet de la vente aux enchères « Rétromania », dans lequel est inclus ce lot, sur le site internet de la maison de ventes Collector Cars Auction (CCA).
Le dossier et les photos supplémentaires de chaque véhicule sont disponibles au lien drive suivant (après demande d’accès) :
https://drive.google.com/drive/folders/1aluJ7ZZJvUKBib-4eJDbaGH6vxu5ePC4
Estimation : 50 000 / 70 000 €
Au début des années 1950, l'industrie automobile française évolue dans un contexte économique difficile, marqué par une fiscalité pénalisant les modèles de forte cylindrée et par une concurrence de plus en plus affirmée sur le marché des voitures de prestige. Fidèle à sa philosophie, Salmson poursuit néanmoins le développement d'une automobile de haut niveau, privilégiant le raffinement technique, la qualité de fabrication et les performances à une production de grande diffusion.
C’est dans ce contexte qu’est présentée au Salon de Paris 1953, sous la nef du Grand Palais, la Salmson 2300 S, qui constitue le dernier modèle entièrement développé par Salmson avant l'arrêt de sa production automobile en 1957. Héritière de la S4-61, elle est conçue pour perpétuer la tradition des voitures de Grand Tourisme de la marque, dont la réputation s'est forgée dès les années 1920 grâce à des solutions mécaniques particulièrement élaborées, illustrées notamment par l'adoption précoce du double arbre à cames en tête.
La 2300 S repose sur un châssis dérivé de celui de la S4-61, profondément modernisé, et reçoit un nouveau quatre-cylindres de 2 300 cm³ à double arbre à cames en tête. Alimenté par deux carburateurs Solex, il développe environ 110 ch SAE et est associé à une boîte de vitesses électromagnétique Cotal à quatre rapports, commandée depuis la colonne de direction par un sélecteur surnommé « moutardier ». Cette mécanique permet au coupé d'atteindre près de 180 km/h, le plaçant parmi les automobiles françaises les plus performantes de sa catégorie.
Fidèle à son héritage sportif, la Salmson 2300 S connaîtra également une carrière remarquée en compétition. Dès son apparition, elle s'illustre dans les grandes épreuves routières de l'époque, remportant notamment sa catégorie à la Coupe des Alpes et obtenant de brillants résultats au Liège-Rome-Liège, au Rallye Monte-Carlo, au Tour de France Automobile ou encore au Rallye Lyon-Charbonnières. Elle sera également engagée dans des épreuves internationales majeures telles que les Mille Miglia, confirmant les qualités de performance, de fiabilité et de tenue de route de cette Grand Tourisme française.
La carrosserie est réalisée selon une fabrication artisanale. Les premiers exemplaires sont construits par les établissements Esclassan, avant qu'Henri Chapron n'en assure la fabrication à partir de 1954 pour la majeure partie de la production. Sans modifier l'esthétique générale du modèle, plusieurs évolutions de détail interviennent au cours de sa carrière, notamment au niveau du pavillon, de la face avant et de certains éléments de finition. Quelques châssis furent également carrossés par Motto et Pichon-Parat.
L'habitacle reflète le positionnement haut de gamme de la 2300 S, avec une présentation soignée, une instrumentation complète et des matériaux de qualité. Comme nombre d'automobiles françaises de prestige des années 1950, sa fabrication demeure essentiellement artisanale, chaque exemplaire bénéficiant d'un assemblage et de finitions réalisés à la main.
Dernière automobile de série commercialisée par Salmson, la 2300 S clôt près de quarante années d'une aventure industrielle au cours de laquelle la marque s'est imposée comme l'un des représentants français les plus remarquables des automobiles de Grand Tourisme et de la mécanique de précision.
La production de la Salmson 2300 S est généralement admise à 236 exemplaires entre 1953 et 1957, dont seulement cinq exemplaires construits en configuration cabriolet par Henri Chapron, aujourd'hui tous identifiés et recensés. Si le nombre exact de coupés subsistants est plus difficile à établir, leur diffusion étant restée confidentielle dès l'origine, ils n'en demeurent pas moins recherchés, notamment pour leur large éligibilité dans les compétitions historiques nationales et internationales.
La Salmson 2300 S de la collection « Les Trésors cachés du Périgord » que nous présentons est issue de la transformation d’un coupé en cabriolet.
Cette conversion s’inspire naturellement des très rares exemplaires réalisés en découvrable par la carrosserie Chapron, dont le dessin reprenait fidèlement les lignes du coupé d'origine et se prêtait relativement facilement à une telle adaptation.
Cet exemplaire se distingue ainsi par son caractère particulièrement exclusif, offrant le plaisir rare de profiter de cette automobile d'exception cheveux au vent. Il séduit également par son historique remarquable et ses caractéristiques singulières.
En effet, d’après les informations communiquées par le Club Salmson, la voiture a été commandée le 23 mars 1956 auprès des établissements Trolliet, agent Salmson à Lyon, par la société de parfumerie Descollonges, installée à Villeurbanne. Elle fut livrée quelques semaines plus tard, le 8 juin 1956. A cette occasion, elle a très probablement été immatriculée sous le numéro 2801 AQ 69, qu’elle a conservé jusqu’à une époque récente, puisqu’elle a ensuite été acquise par l’actuel propriétaire en 1976 alors que le précédent la possédait depuis 1964, avec cette même immatriculation. Elle n’a donc connu sans doute que trois propriétaires, et quoi qu’il en soit, le dernier depuis plus d’un demi-siècle !
Le club Salmson nous a également indiqué qu’initialement cette 2300 S était de teinte Bleu Tropical, soit une couleur légèrement plus soutenue que l’actuelle.
Selon l’Amicale Salmson toujours, il est aussi tout à fait probable que la boîte de vitesses mécanique ZF à levier au plancher qui équipe la voiture soit celle d’origine. Les archives de la marque indiquent effectivement que quelques exemplaires furent livrés avec cette transmission en remplacement de la traditionnelle boîte électromagnétique Cotal.
Cette hypothèse est d'autant plus crédible qu'il s'agit de l'un des tout derniers exemplaires produits, seuls cinq châssis ayant été fabriqués après celui-ci.
Au milieu des années 2010, après déjà quarante années de bons et loyaux services, le propriétaire a entrepris la transformation du coupé en cabriolet. À cette occasion, la voiture bénéficia également d'une restauration esthétique comprenant une peinture complète, une sellerie entièrement refaite ainsi que la confection d'une capote et de son couvre-capote par un artisan.
Aujourd’hui, la voiture qui affiche 15 658 km au compteur et qui a peu roulé depuis, se trouve donc en très bel état général de présentation.
Elle arbore une lumineuse teinte bleu clair, associée à un intérieur cuir bleu marine, avec capote et moquette assorties. Les jantes à rayons avec papillons de roues chromés et le volant Nardi en aluminium et bois, outre la calandre à quatre barrettes et les antibrouillards, complètent la dotation.
Sur le plan mécanique, la voiture fonctionne de manière satisfaisante. Une révision d'usage est toutefois recommandée avant d'envisager de longs parcours, en raison de sa faible utilisation au cours des dernières années. Cependant, le bref essai sur les belles routes périgourdines s’est révélé très plaisant.
Évocation de la rarissime déclinaison cabriolet d’Henri Chapron d’un modèle déjà rare et exclusif, cette Salmson 2300 S figure parmi les toutes dernières automobiles produites à Boulogne-Billancourt. Véritable témoin de l'histoire de l'automobile française, elle conjugue un intérêt historique de premier ordre à des performances reconnues, comme en témoigne la brillante carrière sportive du modèle. Mais c'est surtout la possibilité d'en profiter à ciel ouvert qui en fait une automobile absolument unique : une véritable voiture d'amateur, aussi rare que désirable.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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