Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium CANNES ENCHERES
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Importante paire de candélabres à deux bras de lumières en a…
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Importante paire de candélabres à deux bras de lumières en a…
Estimation 8 000 € - 10 000 €
Vente mixte
Description
Importante paire de candélabres à deux bras de lumières en argent, d’époque Louis XVI, reposant sur une base circulaire moulurée de filets à trois feuilles d’acanthes de refend, la cloche ciselée de canaux et agrémenté d’un cartouche (anciennement dégravé) bordé de branchages de lauriers Le fut en forme de colonne est ciselé de frises en chute de lauriers, le binet est ciselé de canaux et de frises de perles Les bras sont constitués de deux branches formées d’enroulements, fleurons et feuilles d’acanthes, se rejoignant au centre par un pot à feu reposant sur un pied à canaux et deux têtes de bouc et leur patte Les bobèches sont à canaux, les binets ciselés de feuilles d’eau et d’une cordelette
Les flambeaux : Paris, 1778-1779 - Maître-orfèvre : Charles SPRIMAN, reçu en 1775
Les branches : Paris, 1774-1775 - Maître-orfèvre : Louis-Emmanuel GABRIEL, reçu en 1773
H. 40 x L. 31 cm - Poids : 3032,4 g.
Note : Charles-Louis-Auguste Spriman (actif 1775-après 1796) est orfèvre à Mons, puis à Paris. Né le 7 novembre 1737 à Mons, il y fait son apprentissage chez l’orfèvre Charles Leveux et y est reçu maître le 28 décembre 1762 (son chef-d’œuvre, d’après Raymonde Stilmant, est « une cafetière à trois robinets embellie d’ornements modernes ». Le 28 mars 1775, il obtient sa maîtrise à Paris par arrêt du Conseil et, le 20 mai 1775, cautionné par Nicolas Rigal, il fait insculper son poinçon en trois exemplaires (CS et un Saint-Esprit). Dès 1776-1778, à peine arrivé à Paris, il intervient en sous-traitance de Robert-Joseph Auguste pour le service d’Ekaterinoslav (Auguste est son compatriote), et exécute deux terrines marquées d’un poinçon de gratis (Louvre et collection privée). Son atelier est situé sur le pont Notre-Dame jusqu’en 1785, puis, lorsque le pont est abattu, rue Basse des Ursins jusqu’en 1793. Comme Auguste fils, Spriman ne semble pas avoir été inquiété lors des événements révolutionnaires et en l’An IV (1795-1796), l’Almanach national le signale comme l’un des administrateurs de la neuvième municipalité. Hélène Cavalié a retrouvé la date de sa mort, le 15 septembre 1809, à Paris, rue Geoffroy-Lasnier. Il laisse une importante production de pièces de forme, certaines marquées du poinçon de gratis, toutes antérieures à 1786.
Provenance : Collection d'un marchand et expert en orfèvrerie dans les années 1930-1940 à Paris, et transmis par descendance depuis.
Expert : Sancy Expertise Paris - Florian Doux
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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